Dialogue avec l’ancienne elle

Dialogue avec l’ancienne elle

Je la rencontre dans mon imaginaire pour lui parler :

  • Bonjour chérie, tu me manques tellement, même si tu es présente.
  • Je le sais mon cœur, mais tu pourrais refaire ta vie avec une autre femme, et peut être avoir des enfants ou te marier, comme l’on avait prévu.
  • Je ne vais pas te mentir, j’ai songé à ce futur. Cependant je ne me vois pas vivre sans toi. Tu as toujours été présente à mes côtés. Maintenant, c’est à mon tour.
  • J’ai l’impression d’être un poids mort pour toi ; nous n’avons plus aucune autonomie.
  • Ce n’est pas vrai, nous sommes complémentaires : tu es mes bras, je suis ta mémoire.
  • Oui, mais il doit avoir des habitudes qui te manquent.
  • Évidemment, nos discussions, nos promenades, et nos projets. Sauf que le futur doit être plus fort ; nous avons refait notre vie, en fonction de notre différence. J’ajoute à ça, nous avons une plus grande complicité au travers de notre handicap.
  • Te connaissant, tu dois souvent imaginer notre vie que nous aurons eu
  • Évidemment, je pense à nos enfants existants dans une autre réalité. Ils auraient été joyeux et plein de vie, comme à notre image.
  • Nous aurons été de bons parents, mais avec des disputes, car tu aurais été moins sévère que moi.

 

Je lui souri tristement, et elle reprend avec ces propos :

  • À présent, pour tu sois heureux, tu dois oublier mon moi passé afin de vivre pleinement avec celui présent, même s’il est fortement différent.
  • Le passé nous fait, pas facile de l’oublier.
  • Soit fort, soit heureux, au revoir chéri.

passé

La première fois

La première fois

Ceci est une histoire inventée avec des passages à caractère sexuel. Les opinions du personnage principal ne reflètent pas toujours les miennes.

Michael attendait nerveusement face à sa baie vitrée, la venue d’une personne qui allait lui faire passer une étape importante dans sa vie. L’homme était impatient, même si le grand jour devrait être la semaine prochaine, seulement. Le rendez-vous a été convenu grâce à une association Suisse spécialisée dans ce domaine particulier et interdit en France. Il y avait eu de nombreux échanges enrichissant pour Michael connaissant uniquement le sujet qu’au travers de sites internet inappropriés et ne montrant pas la réalité. Il avait envie de cet acte depuis quelques années. Mais il était en couple depuis des années, sans être en ménage. Cela posait un dilemme moral : faire une expérience significative dans une vie, ou rester fidèle à sa compagne. Évidemment il l’aimait, c’était son premier grand amour, mais comment devenir un véritable adulte sans ce passage, tant décrit et valoriser en excès par son entourage, ainsi que par la télévision ? Michael avait l’impression que ceci semblait plus lourd à porter dû au fait qu’il était un homme. La société renvoyait à tort, l’image hyper sexué des mâles, comme si un adulte sans rapport sexuel était une honte.

Avant de prendre sa décision, Michael avait réfléchi de longs mois. Mettre en péril son couple juste pour une pénétration, ça lui paressait futile, au fond de lui. Mais cette fameuse pénétration était, dans son imagination, un instant magique, unique, rempli de sensations, et pouvant donner la vie. De plus, depuis un certain temps, une dépendance à la pornographie apparue pour se détente, et afin de compenser le néant en thème de sexualité. Il n’aimait pas ce genre de films à cause de la violence faites aux femmes. Toutes façon, il visionnait principalement des vidéos où les femmes étaient dominantes. À plusieurs reprises, il essaya d’arrêter, mais cela lui provoquait des crises d’angoisse. Il aurait voulu consommer une autre drogue. Cependant son manque d’autonomie lui en empêcher. De plus, notre jeune homme était bipolaire. Cela avait pour signification qu’il ressentait, par moment, une forte excitation, durant laquelle il pouvait commencer des projets totalement fous, comme devenir le meilleur écrivain du monde. Puis venaient les moments de profonde dépression, où il ne pouvait plus rien faire, omis avoir des idées noires, et des envies de suicide. La cerise sur le gâteau était que notre homme avait une imagination fertile, surtout avec les personnes de son entourage. Il adorait s’inventer des vies en leur compagnie, comme étant l’amant de cette femme ayant des origines maghrébines, et deux enfants. Après avoir vécu une relation secrète, ils seraient mis en ménage dans une maison de maître, où il aurait été un bon beau-père. Mais Michael avait des histoires, dans sa tête, beaucoup plus sombres. Il avait un intervenant à domicile qui n’était jamais content, à quel point lorsqu’il commençait sa journée à 8h, il voulait déjà avoir fini. Cette individu osait se plainte tout le temps, devant une personne en situation de handicap. Dans son imaginaire, Michael torturait ces enfants face à lui, et le rendait handicapé pour qu’il est une bonne raison de se plaindre.

Encore une fois, la pornographie jouait un rôle important dans sa vie: elle lui permettait de régulier un peu son humeur ,et de moins ressentir ses émotions.

Puis un jour, Michael pris la décision de passer le cap avec une assistante sexuelle. Il savait que c’était immoral envers sa compagne. Évidemment le fait qu’elle ne puisse pas faire l’amour, n’était pas de sa faute. Mais Michael prenait soin d’elle depuis cinq ans. Donc, comme parfois dans un couple dit « valide », il décida de tromper sa copine, avec des remords. Cette réflexion consistant à dire que l’infidélité se justifiait par son aide, était complètement de bas niveau, mais l’homme possédait un côté individuel. Ce besoin d’avoir une bulle autour de lui, se protégeant du trop plein d’émotions. Et puis, nul était parfait.

***

Une femme passa dans la rue, regarda longuement la maison, puis fit demi-tour, pensant sûrement qu’elle ne se trouvait pas à la bonne adresse. Michael se dépêcha d’ouvrir la fenêtre grâce à la commande sur son fauteuil, afin de la rappeler. Elle avança prudemment vers l’entrée, avec une bombe lacrymogène dissimulée dans sa main, par peur de raconter une personne mal intentionnée. Une agression était si vite arrivée malheureusement.

Cette dame entra en souriant, et remettant discrètement son arme défensive dans sa poche. Elle était d’origine norvégienne, et cela se voyait au travers de ses yeux bleus très expressifs, sa peau laiteuse, et sa chevelure blonde coupée au carré. L’homme évalua son âge à une cinquantaine d’années.

Elle salua avec un grand sourire, et une sensualité un exagéré, avec le regard. La communication débuta par des présentation courtes vu que chacun souhaitait garder son anonymat.

À la grande surprise de Michael, rapidement la femme commença à lui caresser la cuisse, puis les mains. Sans un mot, un baissé léger fut donner, pour que l’homme ressent la sensation d’être désiré par une femme, même si c’était artificiel. Elle ne savait pas que Michael connaissait cette sensation au travers des relations intimes avec sa copine faites de caresses et de baissé. Durant ces moments-là, ses doigts lui montraient que sa compagne prenait du plaisir, mais pas lui.

L’assistante sexuelle lui demanda, tout à fait normalement, ceux qu’il voudrait faire durant l’acte, mais le jeune homme fut tellement surpris, qu’il ne sut répondre. Il avait vu tant de positions sexuelles sur internet, qu’il ne savait lesquelles choisir. Et à vraie dire, il n’avait pas réfléchi à la question. La dame lui proposa de lui répondre par message.

La rencontre se termina par la prise du rendez-vous pour le grand jour : le 14 juillet.

***

Durant la semaine qui l’amenait vers le grand moment, Michael se rendit dans un magasin proche de la demeure de son enfance, en compagnie de son intervenant à domicile. Il en profita pour faire un retour dans le passé, en allant dans un cul sac fini par un champs de maïs, où le jeune homme adorait rêvasser.

Le duo passa devant la maison. Elle avait bien changé : une sorte de vieux triage fermait la petite coure, des débris de toutes sortes songeaient le sol, et les murs étaient salis par le temps. Un sentiment de tristesse l’envahit. Son passé semblait résolu, et ce fait le conforta dans sa décision.

Sur le chemin de retour, Michael et son intervenante rencontrèrent une amie d’enfance qui habitait juste en face de lui. Il découvrit, avec une grande surprise, qu’elle avait déjà deux enfants, au même moment où le jeune homme allait seulement entrer dans le monde de la sexualité. Comme une impression d’être en retard : non seulement il n’avait jamais connu la fameuse pénétration, mais certaines personnes de son âge avaient déjà des enfants. Certes il était en couple, mais dépendant des autres, et sans avenir d’être un jour un couple dit « normal ». Cependant faudrait définir le thème « Normalité ». Avoir des enfants ? Faire l’amour ? Vivre ensemble ? Chaque couple possède sa manière de vivre, au final : avec ou sans enfant, ayant beaucoup ou peu de rapports sexuels, et parfois vivant séparément. Évidemment le principal c’est d’être heureux, mais difficile lorsque la société renvoie une image d’hyper performance dans tous les domaines.

***

Michael était allongé dans son lit, en caleçon, attendant l’arrivée de la dame. C’était quand même bizarre de faire un acte aussi intime avec une parfaite inconnue, pensa-t-il, tout en stressant un peu. En effet, peu de pression était sur ses épaules vu que seule son plaisir personnel allait compter. Pas besoin de se retenir le plus longtemps possible avant la jouissance, et d’après la rumeur populaire, ça allait vite la première fois.

Un bruit se fît entendre dans le salon, et une tête souriante passa par l’encadrement de la porte. La dame l’embrassa sur la bouche, en mettant le plus tendresse et de sensualité possible, encore une fois, pour que Michael puisse se sentir désiré. Elle lui clissa dans l’oreille qu’elle allait se changer pour être plus sexy. Quelques minutes après, elle revient habillée avec un ras-cou en dentelles noire, un bustier rouge fortement décolleté, et un string noir. Cette tenue devrait servir à chacune de ses prestations qui rendait accessible un monde à certaines personnes.

L’acte sexuel ne se déroula pas comme il avait imaginé. D’abord Michael fut un peu choqué lorsque l’assistante sexuelle mouilla son entre jambes avec sa salive. Cet acte lui fit penser à un film pornographie, et lui confirma de tout cela était faux : aucun désir envers lui, juste un rôle d’une heure, payant. Mais le moment fatidique allait arriver. La femme lui mis un préservatif, soi-disant pour ne pas salir les draps, puis lui monta dessus. Une explosion d’émotions devrait avoir lieu, accompagnée d’un bien être. Et, rien ne se passa, aucune sensation, malgré que la dame effectuait des mouvements de va et vient. Cette capote devait être la cause du problème, vu qu’il arrivait toujours à se donner du plaisir seul. II se concentra fortement, durant quelques minutes, sur la poitrine en mouvement, sortie du corsage, jusqu’à la jouissance, sans réel plaisir. Le jeune homme pensa, avec humour, qu’il avait dû battre le raccord de la plus longue durée pour une première fois.

Après un câlin, la femme partie, en lassant un goût féminin à Michael.

Le voilà homme, selon les critères de la société. Oui, il était fier d’être entré dans le moule, mais finalement, déçu par le peu de sensations ressentis. Le soir même, le jeune homme s’endormit en pensant à ce tournant dans sa vie, au son du feu d’artifice du 14 juillet.

Finalement rien ne changea dans sa vie, même pas une culpabilité envers sa compagne, peut-être à cause d’un amour secret envers une autre femme. Et qui sait, cette relation supposée deviendra, un jour, réelle, pour lui faire découvrir la vraie sexualité, et la vie d’un couple.

Épilogue

Vous devez sûrement prendre Michael pour un pervers sans cœur. Mais je pense que la pression de notre société oblige la majorité des personnes à entrer dans le moule, même si parfois, elles doivent faire des choses immorales. Puis nous avons tous des côtés opposés.

sexualite-et-handicap

Mon livre en libre accès

Mon livre en libre accès

Mon premier livre n’étant plus publié par les éditions Baudelaire, je le mets en libre accès sur ce site par l’intermédiaire du lien ci-dessous.

Lien

Résumé du livre

Dans un monde intemporel, Aaron, homme solitaire résidant à Paris, effectue sans le savoir des voyages parmi des univers passés et futurs. Durant ces phénomènes, il rencontre toujours le même ennemi sous des aspects différents.

De plus, Aaron est sous l’emprise de fortes pulsions violentes. Pour les satisfaire, il torture des hommes, tout en les envoyant dans un monde différent.

Un jour, alors qu’il prend son petit déjeuner, la radio annonce que sa dernière victime est sur le point de tout raconter. Il décide d’entreprendre un voyage durant lequel il va pouvoir assouvir toutes ses pulsions, sans se soucier de la police. Cependant, l’amour va se mettre au travers de sa route.

Notre héros devra s’habituer à sa nouvelle vie, tout en gérant ses actes de tortures et ses voyages virtuels, dans lesquels il racontera et combattra son passé.

Bonne lecture

Un voyage en gare

Un voyage en gare

Dorian était un grand rêveur plein d’imagination. La plus grande de ses passions, et la plus originale en même temps, était de se promener dans les gares, surtout celles de sa ville, c’est-à-dire « Lille ». Il trouvait en ce lieu toute la matière première servant à créer ses mondes : les gens. Il les observait en leur imaginant une vie en rapport avec leur physique, et avec les discussions qu’il entendait ou les leurs comportements. Cette activité lui servait uniquement à son bonheur personnel, il n’en tirait aucun bénéfice financier, comme nous pouvons y penser naturellement, par exemple en écrivant des histoires ou des romans. Il voyait au travers des personnes une source intarissable d’aspiration agissant sur lui telle une drogue, car, l’espace d’un instant, il oubliait la réalité.

 

Ce jour-là, Dorian décida d’aller à la gare « Lille Flandre » pour évidemment se donner à son petit plaisir. C’était une douce journée où le soleil faisait sortir doucement la nature de son sommeil hivernal. Les passants avaient commencé à enlever des épaisseurs de vêtements, et ainsi découvrir un peu plus leur peau.

Aussitôt pénétré dans la gare par un petit portail, Dorian vit une scène originale et touchante. Dans un petit local caché derrière une vitre fumée, un jeune couple se serrait dans les bras, tout en s’embrassant tendrement. L’originalité venait du fait que la femme était voilée, et l’homme, qui et contrôleur à la SNCF, ne semblait avoir aucune origine particulière. La demoiselle était très charmante. Son voile fessait ressortir ses fins traits dessinés sur sa peau brune.

Le garçon portait une légère barbe de quelques semaines, et son crâne était à nu.

 

Dans l’imagination de Dorian, ce jeune couple se cachait des regards, et surtout des préjugés. Ce n’était pas facile d’être un couple biculturel en ces temps-là. La famille du jeune homme penserait sûrement au terrorisme, et pour les plus extrêmes d’entre eux, ils s’imagineront Dorian partir pour rejoindre l’état islamique.

Du côté de la jeune femme, les parents seraient contre cette union pour cause religieuse. Ils voudraient que leur unique fille soit mariée avec un homme hautement croyant afin de respecter les coutumes familiales.

Pour le moment, le couple semblait être très loin de ces préoccupations. Ils s’aimaient tout simplement, et l’avenir leur préoccupait peu.

 

Un peu plus loin, Dorian rencontra un jeune garçon, d’environ douze ans, en train de demander de l’argent aux passants pour pouvoir acheter une barre chocolatée au distributeur. Il disait à voix très haute : « j’ai mal au ventre tellement j’ai faim », tout en tenant le ventre à deux mains. Parfois, il arrêtait une personne pour lui expliquer qu’il attendait un ami pour prendre le train, et qu’il n’avait rien mangé de la journée. Les gens souriaient, car le garçon n’avait pas de talent pour la comédie. Il surjouait grossièrement, comme presque la totalité des enfants de son âge.

Dorian l’imaginait vivant dans un camp sauvage non loin de là. Il mendiait, de façon dissimulée, pour pouvoir se nourrir évidemment, mais également sa famille.

Tous ces gens avaient dû fuir leur pays d’origine pour essayer de trouver une vie meilleure, loin de la massière. Mais malheureusement, pour nombreux d’entre eux, en arrivant en France, un enfer les entendait.

Dorian eu envie de faire un petit cours de comédie à l’enfant afin qui soit plus crédible. Mais le contact humain et Dorian, ça faisait deux. Il n’était pas doué avec les personnes, et il ne faisait rien pour arranger ça. Son truc, c’était les rêves, voilà tout.

Notre héros se dit : « certes, ce garçon ne sera sûrement pas très cultivé vu qu’il ne va pas à l’école. Mais, avec l’expérience acquise, il sera obligatoirement débrouillard. Et qui sait, avec les années passantes, il deviendra peut-être un bon comédien. »

 

Il prolongea son chemin, et croisa un jeune couple se donnant leurs derniers baissés avant un au revoir déchirant. Des larmes coulaient sur les joues féminines. L’un entre eux devait obligatoirement habiter loin : une jolie rencontre par internet.

Et si ces larmes étaient fausses. Peut-être cette jeune femme, une fois seule, allait dans les bras d’une autre personne. Si cette supposition était vraie, elle devait ressentir un malin plaisir en pensant à l’autre con en train de l’aimer comme fou. Elle avait besoin de cette domination pour se sentir heureuse. Puis, au fond elle, elle aimait les deux.

 

Dorian se fit bousculer par un homme en costume qui ne s’excusa pas. Cet individu devait prendre une correspondance pour se rendre à un rendez-vous professionnel. Il ne faisait aucune attention au monde qui l’entourait. Il était totalement enfermé dans une bulle où seul la performance comptée : être le meilleur pour gagner le plus d’argent possible. La famille passait au second plan.

En une fraction de seconde, tout s’envola. Ce n’était juste qu’un rêve.

le massacre de l’esprrit tueur

le massacre de l’esprrit tueur

Vous trouverez ci-dessous le début de ma première histoire. J’étais en seconde. peut-être qu’un jour je la terminerai.

J’ai laissé les fautes d’orthographes et de saisies, car j’ai écris ce texte avec ma grande-mère, et je veux le laisser authentique.

 

1

C’était un jour d’été en 1826 où l’atmosphère était très lourde. Dans une plaine d’Amérique se trouvait une grande demeure sombre où vivaient une fille et son père. Elle s’appelait Saiia, sa chevelure était blonde et bouclée, son visage avait l’air d’être en porcelaine, car il n’avait aucun défaut, sa poitrine était parfaite, ses robes lui donnaient l’air d’être une princesse. Son père s’appelait Joe, il était vieux, il avait perdu sa femme piétinée par un cheval, il avait eu beaucoup de chagrin, sa figure était remplie de verrues et de rides, ses bras possédaient une force incroyable acquise grâce à son travail, Joe était fermier. Il allait au champ tous les jours de l’aube jusqu’à la tombée de la nuit, été comme hiver.

Ce soir-là, un énorme orage éclata, un orage comme on n’en avait jamais vu depuis des siècles. Les éclairs fendaient l’obscurité, les arbres se pliaient sous la force du vent, le grondement de l’orage ressemblait à un bombardement,

La pluie tombait comme une cascade.

Joe rentra à la maison en disant :

“Quel temps on n’a jamais vu ça !”

En regardant dans le salon, il découvrit que la table était déjà mise, il y avait des bougies, des assiettes dorées, une belle nappe blanche était mise sur la table en chêne. Il demanda :

“pourquoi tu as fait ça ?”

Saiia répondit :

“C’est pour te faire plaisir père”.

Ils mangèrent en silence, un silence de mort, pas un mot ne sortait de leur bouche, les seuls bruits étaient les coups de tonnerre. De temps en temps la lueur d’un éclair illuminait la pièce où régnait une atmosphère pesante. À la fin du repas, Saiia prit la parole :

“Père, je dois vous dire quelque chose de très important, mais promettez-moi de ne pas vous mettre en colère cette fois.”

Je le savais c’était trop beau pour qu’elle n’eût rien à me dire, pensa-t-il,

“vous me le jurai” répéta-t-elle. Saiia avait très peur de son père, car après la mort de sa mère, Joe avait commencé à la battre pour noyer son chagrin, il l’a frappé avec des tessons de bouteille la blessait souvent. Il buvait énormément.

Quand Joe était complètement saoul elle n’avait pas intérêt de bouger ou elle recevait une bouteille sur la tête ! Un jour il l’avait lancé tellement fort qu’elle avait dû aller chez le docteur pour se faire recoudre. Saiia avait dit qu’elle était tombée pour ne pas se faire battre par son père une fois de plus.

“Je te le jure” répondit Joe.

Elle dit en tremblant de tous ses membres

“J’ai un aveu à vous faire”. Elle reprit sa respiration, et recommença à parler :

“Je suis enceinte.”

Ses mains étaient moites tant elle était angoissée et elles tremblaient sur la nappe humide de sueur. Ses yeux étaient remplis de larmes prêtes à couler. Après un long moment de silence Joe se leva d’un coup sec il alla dans la cuisine, Saiia avait très peur, elle avait un mauvais pressentiment. Après une longue attente et un lourd moment d’angoisse, son père revint armé d’un couteau de cuisine bien aiguisé, Joe s’en servait pour découper les carcasses des volailles. Saiia prise de panique se mit à pleurer et cria de toutes ses forces :

“Je vous en prie, ne me tuez pas juste pour ça, vous aimerez cet enfant.”

Joe répéta en rigolant :

“Juste pour ça ? Laisse-moi rire, j’ai promis à ta mère que si tu étais enceinte avant ton mariage, je te punis.”

Ils se mirent à courir autour de la table, Saiia pleurait, ses larmes coulaient sur ses belles joues roses. Tout  à coup sa jambe heurta une chaise et resta coincée, prise de panique Saiia tira de  toutes  ses  forces, sa jambe se brisa dans un craquement épouvantable, on aurait dit qu’on venait de casser une branche trop sèche. Joe se pencha sur Saiia, elle pleurait tellement fort qu’on pouvait l’entendre du fond du jardin, ses membres tremblaient comme une feuille à l’automne emportée par le vent. Elle ne cessait de répéter :

“ne faites pas ça je suis trop jeune pour mourir je vous en supplie”.

Joe promenait son couteau du haut vers le bas de son corps, tout un coup il s’arrêta sur sa joue mouillée par les larmes qui ne cessaient de couler, Joe appuya de toutes ses forces et le retira d’un coup sec, du sang coulait de cette fente laissée par la lame. Brusquement il leva son poignard le plus haut possible, Saiia se replia sur elle-même, elle tremblait de plus en plus, sa robe avait pris une couleur rosâtre à cause du sang et de la sueur. Il donna un grand coup de couteau dans son ventre, Saiia ouvrit une grande bouche, elle voulut crier, mais la douleur l’en empêcha, un filet de sang apparu au coin de sa bouche. Elle mit ses mains moites et tremblantes sur son ventre pour empêcher le sang de couler, mais au bout de quelques secondes ses mains en étaient souillées. La douleur était tellement forte qu’elle ne sentait plus ses membres, sa tête lui faisait horriblement mal, elle avait l’impression qu’on lui donnait des coups de marteau. Joe s’énerva et donna plusieurs coups de couteau sur la tête de sa fille. Saiia se débattait et mettait du sang sur toute la tapisserie, pas grave pensait-il, je la nettoierai plus tard. On n‘arrivait plus à voir ses jolis yeux de Saiia, car son visage était rempli de trous où jaillissait du sang. Tout à coup Saiia arrêta de se débattre, son corps était immobile baignant dans une mare de sang, ses cheveux avaient pris une couleur rougeâtre, ses yeux étaient devenus deux trous sanglants, sa bouche ouverte laissait couler un mélange de salive et de sang, sa robe ressemblée à un vieux chiffon qui avait servi à nettoyer une boucherie, ses jambes blanches étaient remplies de taches rouges. Joe cria :

“je t’avais prévenu au moins ta mère peut reposer en paix et moi je peux mourir heureux.”

Il emballa le corps de sa fille dans un grand drap blanc, il l’a tira jusqu’a dehors laissant derrière lui une gigantesque traînée de sang dans toute la maison. Arrivé dehors la tempête n’avait pas cessée au contraire elle avait doublée d’intensité. Il porta Saiia jusqu’au puits, en dessous du drap on pouvait voir des gouttes de sang couler, par terre il y avait un mélange rougeâtre qui se répandait comme un ruisseau. Il s’arrêta devant le puits, la haine emplit ses larmes, puis il bascula le corps dans le trou. On entendit un grand bruit comme si on venait de balancer une énorme pierre du haut d’un pont dans une rivière prête à déborder. Puis il rentra dans la maison et monta dans sa chambre. En route Joe s’arrêta devant la salle à manger pour contempler le désastre, le mur était rempli de sang dégoulinant, on pouvait voir la marque de la main de Saiia sur le mur, une odeur infecte régnée dans la pièce obscure. Joe pénétra dans sa chambre et regarda autour de lui, il faisait sombre c’était une petite chambre où il n’y avait seulement qu’une table de chevet et une petite armoire, la tapisserie était moisie et a quelques endroits elle se décollait. Joe prit sa carabine et mit le canon en dessous de son menton puis prononça ces derniers mots

“Je vais mourir, car j’ai fait la chose l’horrible de ma vie, mais j’y étais obligé, je fais le serment que mon âme hantera cette demeure pour le reste des temps.”

Il appuya sur la gâchette une détonation retentie dans toute la maison, le plafond était recouvert de sang et de morceau de cervelle qui retombaient sur le corps, le sommet de son crâne avait complètement explosé il faisait place un énorme trou rempli d’un mélange visqueux fait de plombs et de sang, cela dégoulinait comme robinet mal fermé, le liquide avait coulé pendant toute la nuit, il avait provoqué une énorme tache sur le sol de la chambre et en pénétrant dans le sol il avait atteint le plafond de la salle a manger là on pouvait voir une énorme auréole entre les poutres sur le beau plafond blanc. La fumée envahissait la pièce. Le lendemain matin un paysan découvrit le massacre. Depuis ce temps-là tous les nouveaux occupants de cette maison sont morts dans d’étranges circonstances.

 

2

en 2001

Deux voitures s’immobilisèrent devant la grande maison, un homme en noir sortit de la première, il s’appelait Bertrand, il travaillait pour une société de location, sa mère l’avait pourtant poussé à faire de haute étude, mais il n’avait pas trouvé d’autre travail pour l’instant. Bertrand était chômeur pendant un an. Il était blond avec des yeux bleus, sa grande taille lui donner l’aire d’être originaire d’un pays nordique. Il aimait la littérature française, car cela lui fessait songer à son histoire d’amour avec une fille française, il l’avait rencontré au cours d’un déplacement professionnel à Paris. Elle s’appelait Estella, elle était petite sa poitrine était ronde, elle posséder une chevelure blonde et longue, ses yeux bleue lui donner l’aire d’être un mannequin. Estella travaillait pour une revue mensuelle, elle avait fait des hautes études pour être avocate, mais elle n’avait pas trouvé de poste. Un jour Bertrand l’avait surpris dans les bras de son meilleur ami Pierre, après une longue dispute ils s’étaient séparés.

Dans la deuxième voiture se trouver une famille. Le père se nommer Alex il travailler dans un bureau d’avocat, il avait beaucoup de clients, il était un des meilleurs du pays. Il était brun, ses yeux ressemblaient à deux morceaux de charbon, sa peau était mate, car il était originaire de Californie, dans sa jeunesse il avait fait des photos pour un magazine de mode. La mère s’appeler Nina, elle était belle, était originaire d’Arabie ses cheveux ressembler à une mer de pétrole, car ils étaient très noirs et onduler. Ils étaient mariés depuis 20 ans, un an après leur mariage ils avaient eu une très jolie petite fille nommée Farrougia, elle avait aujourd’hui 19 ans, et ressemblait fort à sa mère, elle était grande, elle était d’ailleurs joueuse de basket, Farrougia aimait les films d’horreur son préféré était massacre à la tronçonneuse, elle l’avait regardé une dizaine de fois et avait toujours eu aussi peur.

Ils descendirent en même temps de la voiture, Bertrand les salua et dit :

“Je vais vous faire visiter la maison, mais avant on doit parler du prix mon agence a dit de vous l’à faire à deux millions, mais j’ai parlé avec eu et j’ai réussi à l’obtenir à un million.”

Alex répondit :

“pas de problème on vient de gagner au loto donc on peut se permettre cette petite folie.”

Ils entrèrent dans la demeure, une odeur nauséabonde pénétra dans leurs narines aussitôt une envie de vomir les envahirent. Bertrand se mit à rigoler et dit :

“désolé sa fait longtemps que l’on a plus aéré cette maison.”

Le groupe s’arrêta devant le salon, c’était horrible les murs s’effriter à cause de l’humidité, par endroits des bandes de tapis étaient tombées par terre comme autant des cadavres. La pièce était obscure, les fenêtres avaient été condamnées, car des jeunes avaient voulu pénétrer dans la demeure pour Halloween. Le groupe monta à l’étage, aussitôt qu’un individu mettait le pied sur une marche de l’escalier il se mettait à grincer comme une nouvelle craie sur un tableau. ce bruit fit rappeler des mauvais souvenirs a Nina , mauvaise élève elle passait son temps a bavarder et a lancer des boulettes de papier sur ses professeurs, elle passait la plupart des mercredis en retenu, elle avait eu, pendant sa scolarité, un professeur sadique qui aimait la faire souffrir depuis toute petite elle a toujours eu des problèmes de dents donc pendant qu’elle était en retenu il adorait faire des petits bruits aigus comme cela elle avait très mal et ne sachant plus se concentrer Nina, lui rendait des mauvais devoirs ce qui la condamnait à revenir encore le mercredi après midi.

Elle eut beaucoup de mal à gravir les marches de l’escalier, car le son strident lui faisait de plus en plus mal aux dents, sa fille Farrougia dut lui boucher ses oreilles pour arriver à l’étage supérieur. Bertrand lui dit :

“Je suis vraiment désolé, j’espère, que vous alliez changer cet escalier il date d’au moins du 16e siècle dont vous pouvez le revendre aux enchères à un prix satisfaisant certains collectionneurs les recherchent ! Bon maintenant allons visiter les chambres.”

La première chambre était en piteux état, il y avait des trous dans le parquet et dans les murs, la fenêtre avait volé en éclat à cause d’un tremblement de terre de 1998, la pièce était envahie par l’humidité, au plafond on pouvait voir des taches suspectes, quand Alex posa la question à propos des taches Bertrand avait fait mine de ne pas avoir entendu. La petite famille se dirigea vers la deuxième chambre, le parquai grincé toujours on aurait dit un moulin qui n’avait pas été huilé depuis un bon moment. Nina sentait la douleur qui envahissait sa bouche, désolée, elle dit :

“J’ai trop mal aux dents chéries pues tu me donnais les clés de la voiture je vais aller chez le dentiste, car on a plus de calmants sur moi.”

Alex lui donna les clés puis l’embrassa. Aussitôt qu’elle était partie Bertrand ouvrit la porte un grincement épouvantable retentit, la petite famille se croyait dans un film d’horreur. Cette dernière chambre était la pièce la plus abîmée de la demeure, le sol était inexistant à cause des mites qui l’avait complètement mangé pour leur petit déjeuné, le mur qui servait a séparé la chambre avec le couloir était tombé en ruine il ne restait que des morceaux de pierre recouverts de mousse. Bertrand gêné prit la parole :

“On a fini la visite vous allez me dire que l’on n’a pas vu la cuisine ni la salle de bain c’est complètement normal il n’y en a plus nous avons dû les raser tellement qu’ils étaient en piteux état et pour les toilettes il n’y en a jamais eu alors malgré tout cela vous voulez toujours l’acheter cette superbe villa.”

“Bien sûr qu’on veut toujours l’acheter on aime les challenges plus ils sont difficiles mieux c’est Farrougia peux tu aller nous chercher la table de camping nous allons signer les papiers tout de suite” annonça Alex.

Farrougia remonta la table, les deux hommes s’installèrent autour de celle-ci Bertrand sortit son gros attaché-case en skaï marron, il en était fière, car c’était sa mère qui lui avait offert pour le féliciter d’avoir trouvé un travail depuis ce temps-là il ne l’avait pas changé malgré les remarques incessantes de ses collègues de travail, car il faut dire que c’était hideux à force de le laver la couleur était passée, le fond était rempli de trou, à chaque fois que Bertrand l’ouvrait une odeur de moisi et de renfermé remplissaient la pièce où il se trouvé.

Les deux hommes discutèrent pendant un bon moment puis ils se levèrent et se dirigèrent vers la sorti arrivèrent à la voiture de Bertrand ce dernier déclara avec un petit sourire aux lèvres :

“Malgré tout les travaux a effectué j’espère que vous aller vous plaire dans votre nouvelle demeure bonne chance et si vous avez le moindre problème n’hésiter pas à m’appeler.”

Bertrand monta dans sa voiture mise le contact et démarra laissant derrière lui la fille et son père qui restaient sur le trottoir en admiration devant la gigantesque demeure, après un long moment de contemplation les deux individus décidèrent de rentrer dans la maison, dans le salon Alex dit à sa fille :

“Je suis inquiet pour ta mère quand elle est partie elle était mal en point j’espère qu’avec les calmants la douleur sera disparue.”

Farrougia répondit :

“Ne te fais pas de mauvais sangs pour cela rappel toi ce n’est pas la première fois que cela arrive au contraire pense plutôt a tout le travail qu’on doit effectuer pour pouvoir vivre correctement dans cette magnifique demeure.”

Alex s’exclama dans un gigantesque rire :

“Tu as tout à fait raison, je m’inquiète toujours pour rien quand il s’agit de ta mère ou de toi, il faut dire aussi que je vous aime tellement bon, passons à des choses sérieuses, peux-tu m’aider à débarrasser le salon, car nous allons dormir ici pendant un bon moment.”

Ils commencèrent le grand nettoyage du salon Farrougia s’acharnait sur la poussière et les toiles d’araignées, à chaque fois qu’elle donnait un coup de balai un nuage gris se soulevé du sol, cela l’obligea à éternuer malgré que les fenêtres étaient entrouvertes. Pendant ce temps-là son père faisait de la place au milieu des débris, il essayait de rendre cette pièce vivable, il installa les matelas pneumatiques, le chauffage a pétrole pour enlever l’humidité et réchauffer l’atmosphère de la pièce, il installa la cuisinière et mit une petite lampe qui permit d’éclairer la pièce, car l’obscurité y régnait.

Après une heure de travail pénible dans la froidure ils décidèrent de prendre une pause, Alex proposa un chocolat chaud à sa fille qu’elle accepta avec plaisir, elle était glacée ses membres ressemblés à des glaçons, ses pieds lui faisaient mal tellement qu’ils étaient froids. Ils s’assirent autour de la table de camping ils buvaient leur chocolat chaud    Sans un mot, un moment Alex  déclara :

“J’espère que ta mère va mieux normalement elle ne doit pas tarder à revenir ça fait un moment qu’elle est partie non ? Si ça ne va pas mieux on rentrera dormir à la maison.”

“Papa rappel toi on ne peut plus aller à la maison, car à partir de ce soir elle ne nous appartient plus, mais par contre j’ai repéré un hôtel pas très loin s’il y a un problème on pourra envoyer maman là-bas, qu’en penses-tu ?”

Farrougia avait à peine fini sa phrase que la porte grinça, c’était Nina, elle revenait du dentiste elle avait fait à peine un pas dans le salon que sa fille la questionna :

“Alors sa va mieux ? Tu te rends compte que Papa se fait du souci pour toi, comme d’habitude, tu le contraries !”

Nina répondit en riant :

“Chéri tu n’as pas changé tu te fais toujours du mauvais sang pour rien grâce aux calmants du dentiste la douleur est complètement partie je vois que depuis mon absence vous n’avez pas chômé ce salon est parfait je vous félicite.”

Alex prit la parole :

“Me voilà rassuré de savoir que ta douleur est complètement partie, mais si cela se reproduit notre fille a vu un hôtel pas très loin où on pourra te loger pendant les gros travaux si tu souffres trop.”

Nina s’exclama :

“ça ne sera pas la peine je me sens beaucoup mieux et je ne veux pas rater les travaux, car comme tu me connais j’adore donner des ordres aux ouvriers.”

Le père regarda sa montre et déclara :

“Il commence à se faire tard je suis épuisé et en plus je meurs de faim alors avec votre permission mes dames je vous propos de nous préparer un festin digne de ce nom et après, nous aurons droit à une bonne nuit de sommeil bien mérité.”

La mère et la fille acceptèrent cette proposition alléchante avec plaisir.

Alex prépara l’entrée : c’était des tranches de saumon disposé en forme d’étoile sur un lit de salade, au milieu il avait mis une petite boule de caviar avec des rondelles de citron et tout au tour du plat il avait mit des petites tomates avec des rondelles de mozzarella. Pendant ce temps-là Nina faisait le plat principal des tranches de rôti farci aux cèpes avec des pommes de terre dorées à point en forme de pyramide, la fille faisait le plus important le dessert : c’était une dame blanche pour cela elle avait pris des énormes coupes, au fond de celle-ci elle avait placé du chocolat dégoulinant puis trois boules de glace à la vanille et deux au chocolat et enfin elle avait recouvert ce magnifique sorbet d’une énorme couche de chantilly puis saupoudra-le tout avec des pépites au chocolat.

La petite famille se régala avec tous les plats si bien préparés. Vers onze heures ils allaient tous dormir le problème c’est qu’il faisait de plus en plus froid Alex alluma un deuxième feu à pétrole, mais malheureusement la pièce ne voulait pas se réchauffer, on aurait dit qu’il y avait des courants d’air, mais tout était fermé, après une heure mouvementée ils tombèrent dans un sommeil agité.

À trois heures du matin Farrougia se leva pour boire, la pièce était sombre seule la lumière de la lune illuminée une partie du salon à travers d’un trou dans le volet. Elle prit la bouteille d’eau en versa dans un verre et le porta à sa bouche, à ce moment-là un courant d’air lui effleura les reins, elle regarda autour d’elle, mais ne vit que l’obscurité, elle pensa que c’était son imagination qui lui faisait des tours. Elle but son verre et le reposa .En se retournant elle se vit dans le grand miroir posé au-dessus de la cheminée ,tout a coup elle entendit une voix grave ,pétrifiée elle se retourna d’un bond mais ne vit rien .Un autre courant d’air beaucoup plus violent et plus froid que le premier lui souleva son maillot ,elle avait très peur malgré qu’elle était habituée à regarder des films d’épouvantes ,elle se calma respira doucement mais un bruit inquiétant la fit sursauté ,on aurait dit un cri d’une fille qui ressentait une douleur épouvantable ,Farrougia se retourna vers la partie de la pièce illuminée par les rayon de la lune, le mur qui lui faisait face était rempli de sang dégoulinant ,au milieu on pouvait apercevoir une empreinte de main cette dernière devait appartenir à une fille car les doigts étaient très fins .L’escalier se mit à grincer ,prise de panique elle attrapa la lampe de poche et éclaira la montée de l’escalier mais tout était normal .Farrougia pensa que c’était son esprit qui lui joué des tours Elle se souvint qu’un jour pendant son sommeil, elle avait été réveillée subitement par son arrière-grand-mère, morte depuis vingt ans ,sa mère pour la rassurer lui a dit qu’elle avait fait un mauvais rêve malgré cela elle n’était pas convaincue .Farrougia resta immobile dans l’obscurité et l’humidité ,un silence pesant régné dans cette pièce ,elle guetta les environs avec sa lampe mais à part le mur ensanglanté il n’avait rien d’anormal .Tout a coup au milieu du silence une détonation retentie ,elle resta immobile puis ressenti quelque chose de liquide sur son front ,leva les yeux au plafond et vit une énorme tache de sang ,la porte qui séparée le salon du couloir s’ouvra violemment ,elle précipita le rayon lumineux dans le couloir mais encore une fois il n’y avait rien , Elle tremblait maintenant de tous ses membres. De la sueur froide coulait dans son dos. Un troisième courant d’air lugubre lui caressa la nuque tellement froide il lui faisait mal, elle se retourna violemment et tomba nez à nez avec le miroir, à sa grande stupéfaction elle vit dans le couloir un homme, il était immense, ses bras étaient trois fois plus gros que ceux de son père, dans sa main gauche il tenait un couteau de boucherie qui dégouliné de sang. Il avança dans la partie éclairée, il se retourna d’un bond vers Farrougia qui claquait maintenant des dents, l’homme mit son visage dans le faisceau lumineux, c’était horrible sa tête était recouverte de sang et le sommet de son crâne était inexistant, et faisait place à un énorme trou où jaillir un liquide rougeâtre comme un volcan en éruption.

L’homme cria :

“Tu es chez moi, va-t’en de ma demeure sinon tu subiras le même sort que tous ceux qui y ont vécu.”

Farrougia se mit à crier de toutes ses forces, et cela réveilla enfin ses parents, Nina se réveilla les cheveux ébouriffées et dit :

“Sa ne vas pas a la tête tu veux nous faire mourir ou quoi et en plus tu vas réveiller tout le voisinage.”

Farrougia reprit sa respiration et déclara :

“Regarde maman dans le coin de la pièce il y a un homme et le mur là-bas il est rempli de sang regarde le plafond il y a une tache de sang et tu n’as pas entendu la détonation.”

Nina donna un coup d’œil et s’écria :

“Tu es devenue folle ma fille, à mon avis tu as fait un cauchemar comme la dernière fois avec ton arrière-grand-mère et essaie de te rendormir. Pense à demain, sinon tu vas être fatiguée pour ta première journée de cours.”

Farrougia pointa sa lampe sur le mur et dit :

“tu as sans doute raison j’ai du faire un mauvais rêve a mon avis je dois regarder trop de films d’horreur à cause de cela mon cerveau me joue de mauvais tour.”

Elle retourna dans son sac de couchage en pensant ce qu’elle avait vu, mais elle avait du mal à croire qu’elle avait fait un cauchemar, après un long moment de réflexion elle s’endormit profondément jusqu’au petit matin, mais son sommeil fut très agité.

 

3

Le lendemain matin

La sonnerie du réveil repentie dans toute la pièce. La famille se réveilla d’un bon, Farrougia avait vraiment mal dormi, car après être tombé dans un sommeil profond le reste de la nuit a été particulièrement agité pour elle, en effet elle a passé la moitié de sa nuit à faire des cauchemars. Alex prépara un petit déjeuner rapidement, mais délicieux, il beurra quelques toasts et fit chauffé du lait. Pendant ce temps-là Farrougia et sa mère rangée la pièce, elles plièrent les couvertures. La famille déjeuna vite et chacun partit.

Farrougia arriva devant sa nouvelle université, cette dernière était immense sa blancheur trancha la verdure qui régnait autour d’elle. Farrougia se crut devant la maison blanche à cause de l’immensité du bâtiment. Les marches étaient noyées de monde, on aurait dit un nid de fourmis. Elle était impressionnée, car où elle venait c’était un tout petit lycée, en effet dans ce dernier il y avait à peine les trois quarts de la population qui se trouvait dans cette université. Farrougia a fait tout son parcours scolaire dans de petits bâtiments dont elle connaissait tout le monde et où elle avait gardé d’excellents souvenirs. C’était une fille exemplaire elle était douée dans toutes les matières, ses professeurs la félicités sans cesse, ses parents n’allaient plus aux réunions parents profs, car ils entendaient toujours la même phrase : vous avez une fille extraordinaire. Cela a duré toutes les années de primaire et de collège, mais arriver en troisième ses notes a baissé fortement. Au début sa famille pensait que c’était à cause du changement d’école, mais au deuxième trimestre ses notes n’ont toujours pas remonté. Lorsqu’on l’interrogeait à propos de sa moyenne, elle répondait qu’elle en avait assez d’être toujours la première de la classe, elle voulait être comme tous les autres enfants de son âge. Un jour son prof de math lui a rendu un zéro, puis il l’a prise à part pendant la récréation. Au début de la discussion son prof était très en

Colère puis il se calma et lui dit :

“tu es en train de gâcher ta vie, car tout est en train de se jouer pendant tes années scolaires tu ne le sais peut être pas, mais quand tu iras chercher un travail le patron va regarder tes notes même ceux de troisième (les professeurs tenaient toujours le même discours pour motiver leurs élèves) je vais te dire quelque chose que tu vas avoir du mal à croire, mais c’est la vérité quand on est au collège puis au lycée se sont les plus belles années de ta vie.”

La nuit qui avait suivi la discussion fut agitée, en effet Farrougia avait réfléchi à propos de ses notes et de sa vie professionnelle. Elle s’était demandée se qu’elle voulait faire plus tard, quel genre de métier elle voulait exercer. Le lendemain matin pendant le petit déjeuner elle annonça que ses notes allaient augmenter.

Farrougia s’avança vers l’entrée de l’université, ses jambes tremblées et ses mains étaient moites. Une fille l’interrompit dans sa contemplation, elle lui dit :

“Bonjour tu es nouvelle je ne tu suis jamais vue dans les environs moi je m’appelle Coralie je suis la cheftaine des majorettes donc je suis vraiment connu si tu veux je peux te faire connaître plein de monde ? Oh ! Excuse-moi je parle trop je ne connais même pas ton nom ?”

Farrougia répondit avec un air gêné :

“Je m’appelle Farrougia ne soit pas gênée, moi aussi cela m’arrive d’être trop bavarde ! Cela me ferait très plaisir que tu m’aides à faire des connaissances, car comme tu l’as si bien dit : je suis nouvelle ici.”

Les deux filles pénétrèrent dans l’établissement. On pouvait voire des longs couloirs larges bordés de cassiers, au milieu de chaque série de cassiers se trouver une porte blanche qui donnée sur une salle de classe.

Les couloirs étaient bombés de monde, une sonnerie retentis tous les élèves se précipitèrent dans les classes. La première cour de Farrougia était l’histoire, le professeur narrait les épopées des Indiens de l’Amérique. Après cette cour plutôt ennuyeuse elle participa à une autre encore plus ennuyeuse la littérature, après deux heures de combat contre le sommeil, Farrougia fini la matinée par les mathématiques.

Avec sa copine elles se précipitèrent à l’intérieur de la cafète pour se restaurer.

L’amour d’un père

L’amour d’un père

Si vous voulez développer l’histoire ci-dessous, et/ou en faire une BD, contactez-moi à cette adresse « yohan.guerrier@gmail.com ».

 

L’histoire commence à Paris dans une famille classique. Un jour, durant un repas de famille, le fils aîné, cuisiné dans un petit restaurant au cœur de la capitale, décide de partir en Chine pour ouvrir son propre restaurant. Cet homme de trente ans avait depuis longtemps eu une passion le pays du soleil levant. De plus, l’un de ses rêves était de se marier avec une Asiatique. Il les trouvait magnifiques.

Ses parents avaient naturellement pris peur à cette annonce. Cependant, Maxime, le jeune homme, rassura ses parents en lui expliquant tout les préparations effectuées. De plus, à la vue de son bonheur, ses parents furent un peu plus rassurés.

 

Après avoir fini les derniers préparatifs, il partit pour la chine.

Une fois arrivé, il tomba rapidement amoureux. Son restaurant marchait très bien, mais la mafia locale s’intéressa rapidement à sa réussite. Les mafieux l’obligèrent à signer un contrat dans lequel il était obligé de leur moitié de ses bénéfices. Il accepta sous la menace.

Quelques mois plus tard, on le trouva mort dans une ruelle.

 

Après avoir fait son deuil, le père de famille décida d’aller sur place pour comprendre les circonstances de la mort de son fils.

Rapidement il comprit que la mafia avait un rôle important dans la mort de son fils. À partir de ce moment-là, il décida de le venger, non pas en tuant toutes personnes concernées, mais en torturant et en assassinant leurs proches. Il voulait qu’ils ressentent sa douleur, même si ça n’aurait pas fait revivre son fils. Il n’avait pas peur de s’en prendre aux enfants et aux femmes. Il était devenu un monstre.

 

Cependant ce qui devait arriver arrivera : il se fit tuer par des hommes de main. Il arriva dans un endroit qui devait sûrement être le paradis. Il revit son fils, ils discutèrent du passé, de leur relation, du sens de la vie, et d’autres sujets tout aussi sérieux. Puis ils allèrent à la rencontre de personnages qui ont fait l’histoire du monde pour discuter de l’évolution des sociétés, et du présent.

Un amour un peu trop mâture

Un amour un peu trop mâture

Je me présente rapidement : Michaël Salon, 27 ans, en recherche d’un emploi depuis six mois, habitant d’une petite ville du nord de la France, et amoureux depuis peu de temps. Je vais vous raconter ce dernier point en détail. Mais auparavant, je vais vous narrer le contexte.

 

Je vie toujours chez mes parents dans une fermette datant du dix huitièmes siècles. Mon père et ma mère élèvent des vaches qui se promènent à leur aise dans une pâture non loin de la maison, et bordant une forêt. En été, durant les chaudes journées, je m’allonge à l’ombre des arbres, et rêvasse au son du ruisseau situé à quelques mètres de moi. Mes pensées tournent autour de différentes d’îles paradisiaques vues à la télévision. Ceci ne peu d’être qu’au travers de films ou de documentaires télévisés, car je ne lis pas, à mon grand regret. Vous, lecteur, allez me dire qu’il n’est jamais trop tard pour ouvrir des livres, ou même des bandes dessinées. De surcroît, mon jeune âge me permettrait de découvrir facilement de nombreux univers, tous propice à l’évasion, et riche en émotions. Mais voilà, je l’avoue avec honte : je suis très fainéant. Durant toute ma scolarité, d’après mes enseignants, j’étais un élève ayant beaucoup de capacités intellectuelles, mais ne voulant pas les utiliser par peur de se fatiguer. C’est vrai ! Même après le bac, où normalement on trouve sa voix professionnelle, et donc on se met à étudier par passion, moi, je passais mon temps dans les fêtes d’étudiants, durant lesquelles j’ai découvert le plaisir charnel. Non pas la drague, mais bien le sexe, car, au sein de ces les lieux, les jeunes femmes, qui sont encore des filles selon moi, sont souvent sous l’emprise de l’alcool, et par conséquent, veulent faire de nouvelles expériences avec des post adolescents en rut. J’ai vite compris que les mots ne servaient à rien avec ces supposées dames (souvent elles jouaient les « femmes », mais de façon grossière, sans aucune élégance, telle une fillette jouant à l’adulte, en plus vulgaire évidemment). Seul un bon déhanché sur la piste de danse comptait, ajouter à cela, un paraître irréprochable (de préférence, totalement superficiel, et copier bêtement sur un chanteur ou un sportif). Après quelques musiques, en fin de soirée, passées à se frotter l’un sur l’autre dans l’ivresse de l’alcool, mélangeant ainsi les sueurs, la fille ou le garçon invitait l’autre à venir chez lui.

J’ai ramené une vingtaine de filles dans mon lit. Par la suite, j’ai vite compris que le sexe n’était pas ça : une femme essayant de faire un streep tease et tenant à peine debout, des préliminaires se résumant à une fellation ou un cunnilingus rapidement avorté pour cause de nausée, et un accouplement mené par le moins saoul. Le but de ce pitoyable spectacle était d’en finir le plus rapidement possible pour pouvoir dormir, et donc dessaouler.

Heureusement, quelques années plus tard, j’ai connu le vrai plaisir sexuel.

 

En ce moment, je suis au chômage comme vous savez, donc j’aide mes parents avec les animaux (certes, je suis fainéant, mais mes parents sont mon modèle). Je lave l’étable, je sors et je rendre les vaches, et je nourris les quelques poules. Par chance, je n’ai pas besoin de beaucoup d’heures de sommeil, sinon je ne pourrais pas effectuer ces tâches. En effet, trois fois par semaine, j’ai gardé l’habitude de sortir en boîte de nuit. Et cela malgré le fait que je sois en couple depuis un mois. Vous allez me juger, sûrement en disant que je suis une mauvaise personne, je n’aime pas ma nouvelle copine, et peut être d’autres choses encore plus difficiles à entendre. Pour faire court : j’aime Ségolène, ma puce, comme je l’appelle, mais les boîtes de nuit me font sentir « homme ». Les femmes s’intéressent à moi, me draguent, puis m’invitent chez elles pour prendre du bon temps. De plus, le fait que maintenant je refuse de les accompagner, un plaisir un peu malsain grandi en moi : à chaque fois, je me sens dominant. De plus, je suis tel un funambule. J’ai l’impression que je peux tomber du mauvais côté à tout moment, c’est-à-dire casser mon jeune couple pour une nuit entre les cuisses d’une inconnue, probablement étudiante et sans aucune expérience sexuelle. Ce dernier point me gênerait énormément, car ma copine actuelle possède une grande expérience dans ce domaine grâce à son âge. Même si on ne dit pas l’âge d’une dame (je suis contre la politesse d’un autre siècle. Et puis, les femmes sont l’égal des hommes), Ségolène a 42 ans.

 

Comme vous avez pu comprendre, Ségolène est une femme mâture. Elle possède une longue silhouette très mince (même trop mince). Aucune forme féminine ne déforme ses vêtements. J’ai longtemps pensé qu’elle était anorexique, car, une fois nue, on peut voir ses côtes, ainsi d’autres os, au travers de sa peau. Évidemment cela n’est pas de tout sexy (c’est même un peu repoussant). Cependant son visage sublime ce corps. Ses yeux bleus attirent tout de suite le regard. Ils ressortent du visage grâce à leur couleur, et surtout à l’intensité des messages transmis. Ségolène peut faire comprendre tout une série d’émotions par un seul regard. Le regard que je préfère est celui du désir (vous allez sûrement dire : « normale, tu es un homme ». Je vous répondrai : « j’aime simplement ma copine »). Elle me regarde avec insistance, comme si je suis sa proie. Je sens monter mon envie, je deviens son élève entre ses mains expertes.

Sur ce visage, le temps a plissé sa peau sous ses yeux. Ces traits me rappellent son âge, car le restant de son visage semble être resté dans une autre époque, plus précisément quand elle avait trente ans. Aucune ride ne déforme sa peau légèrement trop blanche.

D’une manière générale, Ségolène est très féminine. Elle porte souvent des robes, voir des jupes, avec des bottes. Associé à cela, un léger maillage qui assombrit légèrement sa peau. De plus, une chevelure noir corbeau lui tombe légèrement, sans aucune ondulation, jusqu’au milieu de son dos.

Cependant, cette féminité est atténuée par son côté « motarde ». Elle adore faire de la moto. Personnellement je la trouve très sexy lorsqu’elle enfile sa combinaison rouge moulante, et qu’elle enfourche sa bécane de course. Je l’avoue, c’est un truc d’homme. Mais avouez que voir une femme dans une combinaison très proche du corps, surtout au niveau des fesses, ça fait fonctionner l’imagination. On se voit très bien à la place de la machine. Ce qui est sûr, c’est qu’avec nous, la femme n’aurait pas froid aux fesses.

Ségolène fait de la moto pour avoir des sensations fortes. D’après ces dires, elle se sent vivante sur sa machine. Personnellement, je n’ai jamais compris ces gens qui doivent jouer avec la mort pour se sentir bien. La contemplation de la nature me suffit amplement.

 

J’ai connu Ségolène lorsque j’avais vingt ans. Ces parents sont venus habiter jusqu’à côté de la ferme. À cette époque, je n’ai pas fait pas attention à elle, sûrement à cause de notre différence d’âge. Cependant, si ma mémoire est bonne, j’ai dû prendre mon pied avec l’une de mes conquêtes en passant à elle, car sa beauté m’avait attiré.

Elle habitait à Lyon où elle exerçait le métier de secrétaire médical. Elle venait voir régulièrement ses parents pour leur montrer son fils qui a eu sur un coup de tête avec un homme rencontré dans un bar. Je dis sur un coup de tête, car, après seulement six mois de vie commune, elle tomba enceinte accidentellement (j’ai du mal à la croire vu tous les moyens de contradiction existants). Je crois plutôt qu’elle voulait devenir mère immédiatement, tel un caprice d’enfant.

 

C’est seulement récemment que je me suis intéressé à elle. Peut-être que les années passantes, sans me rendre de compte, j’ai mûri, et je me suis mis à apprécier les femmes plus mâtures. Je la croisais régulièrement, car, après m’avoir renseigné auprès de mes parents, qui connaissaient un peu les siens, elle venait de se séparer de son compagnon, et donc elle était revenue chez ses parents avec son fils, en attendant de trouver un logement.

Rapidement, je m’étais aperçu qu’elle me souriait chaque fois que je la regardais. Peu à peu, une drôle de sensation naquit en moi. Ce n’était pas un désir sexuel, comme j’en avais l’habitude avec les autres filles (bizarrement, je n’arrive pas à employer le mot « femme »), mais une envie de la connaître, de passer du temps avec elle.

 

J’ai fait le premier pas, avec une grande timidité et une plus grande maladresse, en l’invitant en boîte de nuit. Au début, je pensais que c’était une mauvaise idée vu son âge, et que c’était sûrement trop rapide. Une femme de son âge devait préférer les dîners romantiques dans un bon petit restaurant pour apprendre mieux à se connaître. Malheureusement je n’avais pas d’argent à cette époque (et encore maintenant). Cependant je me trompais totalement. Elle fut très ravie de cette invitation. Cela me mit immédiatement la puce à l’oreille.

Le soir venu, tout sourire, je me suis préparé en m’habillant d’une chemise blanche, d’un jeans délavé au niveau des cuisses, et d’une paire de « coverse all star » en cuir bleu foncé. Ma barbe fut raccourcie avec ma conteuse électrique pour cheveux. J’en profitais pour faire de même avec les quelques poils qui me restaient sur le caillou. Eh oui ! À mon âge, j’ai déjà une calvitie avancée : le dessus de mon crâne est totalement lisse. Il faudrait que je me fasse la coiffure de « monsieur propre » afin de ne plus ressembler à un moine, mais cela appliquerait que je devrais prendre du temps pour me raser régulièrement. Fainéant comme je suis, au bout de deux semaines seulement, j’arrêterai.

 

Je suis parti chercher Ségolène chez ses parents. Elle avait une jupe noire, un peu trop courte à mon goût, fait dans un tissu légèrement transparent, des bottes en cuir noir qui s’arrêtaient à quelques centimètres des genoux, et un simple débardeur blanc.

Son maquillage était plus marqué qu’à l’habitude : un fard à paupières noir lui donner un air de jeune gothique en recherche d’identité (sûrement elle voulait se rajeunir, mais c’était de façon maladroite). Un fond teint fonçait sa peau beaucoup trop blanche aux naturelles. Et pour finir, un rouge à lèvre rouge « pute » (je suis désolé, je n’ai pas trouvé d’autre mot) grossissait artificiellement ses lèvres.

Je ne vais pas vous mentir, j’avais l’impression d’être face à une femme facile, mais cela ne me dérangeait pas. Je me sentais homme.

 

Dans la boîte de nuit, nous avons fait connaissance difficilement à cause du bruit ambiant. Elle me racontait un peu sa vie passée, et surtout son ex-mari qu’elle me fit un tableau épouvantable : un homme sans humour, et qui voulait tout diriger comme un dictateur. Cela me faisait rire, car la majorité des femmes que j’avais rencontrées critiquaient toujours leur « ex » en dressant un horrible portrait. Je me suis toujours demandé pourquoi elles avaient choisi cet homme. Comme si elles se rendaient compte au bout de quelques mois, voire parfois de plusieurs années, que leur copain, ou mari, était en fait des vraies saloperies. Évidemment, je sais très bien qu’on ne connaît jamais totalement une personne, mais je pense qu’on peut cerner une personnalité rapidement.

 

Durant nos discussions, je regardais les autres femmes. C’était des jeunes qui se trémoussaient contre des puceaux assoiffés de sexe. Oui, j’ai été à leur place, il y a quelques années, mais ça me fait plaisir de voir mon évolution. J’étais assis à côté d’une femme mâture qui me désirait. J’espérais être à la hauteur, si je l’emmenais dans un lit, car c’était une femme d’expérience. Normalement, il n’aurait pas de problème vu toutes les petites minettes que j’ai eues dans mon lit. J’ai dû avoir tous les formats. Des maigres avec des corps d’enfant, des grosses ayant des seins énormes qui m’amusaient beaucoup, des grandes qui ressemblaient à des mannequins, des petites pouvant presque me suçaient debout, des belles qui me donnaient à réfléchir avec ma conscience, et des moches qui me demandaient une grande concentration pour arriver à mes fins. Vous devez sûrement me prendre pour un monstre assoiffé de sexe. Je ne suis pas un monstre, j’aime simplement le sexe, comme certains aiment fumer ou boire. De plus, je respecte les femmes. À aucun moment, je ne les ai jamais obligés à coucher avec moi, c’était leur volonté. Et puis, je me représente les femmes comme le berceau du monde : chaque individu vient de leur vendre. Donc j’ai énormément de respect pour eux. Enfin, pour finir, comme tout le monde, j’ai une mère, donc, si je pensais manquer de respect aux femmes en général, j’aurais arrêté depuis longtemps mes sauteries, car j’aime ma mère.

Tout cela pour dire : j’espérais répondre aux attendre de Ségolène. Mais je me posais une question bête (l’alcool rend con) : comment est le sexe d’une femme mâture ? Est-il poilu ? Les lèvres sont-elles tombantes ? A-t-il une odeur particulière ? J’aurais dû me ressaigner sur internet, pas au travers de « Youporn », car j’ai toujours testé la pornographie (là, en occurrence, c’est vraiment un manque de respect envers les femmes en général), mais pour lire des commentaires sur des forums. Puis non, j’ai pensé que c’était mieux de le découvrir par sois même, en espérant de ne pas avoir de mauvaise surprise.

 

En fin de soirée, nous partirent chez moi. Nous entrâmes sans bruit dans la maison endormie, et nous dirigeons, tout en nous fessant nos premiers baissés (dans la voiture, nous échangeâmes des regards coquins et des caresses, mais pas de baissés), vers la chambre.

Arrivés dans le lieu voulu, nous nous déshabillons rapidement, car notre envie l’un envers l’autre était puissante. Je voulais la voir nue rapidement : découvrir ses courbes, son touché, son odeur et sa saveur. C’était bon ! Son corps était nu devant moi. Je n’avais plus peur. Un état second m’enveloppait, me faisant sentir comme un homme expert en sexualité. Je me mis à la toucher son visage comme si je voulais découvrir chaque trait. Je fis pareille le reste de son corps. Ses seins manquaient de volume, mais ils étaient très bien dessinés, et avaient un bon goût. Ses tétons se durcissaient sous mes coups de langue délicats. Son sexe était tout à fait normal, et il n’avait pas d’odeur particulière (me voilà soulagé).

Je me suis senti un peu déçu au moment de toucher ses fesses. Elles étaient décharnées. Par conséquent, ce n’était pas de tout agréable au touché.

Je me suis allongé, et Ségolène m’a monté dessus. Nous fîmes l’amour dans cette position durant quelques minutes seulement (l’alcool ou mon envie ne me permit pas de tenir plus longtemps). Nous sommes endormies rapidement dans les bras de l’autre.

Le lendemain matin, au réveil, mes parents firent une drôle de tête en me voyant descendre avec Ségolène.

 

Quelques mois plus tard

 

Les mois ont passé, et mon amour a grandi. Nous avons appris à nous connaître en discutant de notre passé, de nos goûts, et de nos envies. Puis il y a son garçon. Lui aussi j’ai dû apprendre à le connaître, tout en trouvant ma place vis-à-vis de lui. Sa mère m’a bien fait comprendre que je n’étais pas son père (ce qui est tout à fait vrai), mais cette manière de penser ne m’aidait pas à trouver ma place. Je suis quand même adulte, donc j’ai le droit d’engueuler le gamin. Je ne suis pas en train de dire que cela me plaît (j’ai horreur de ça, car selon moi, on peut élever un enfant en lui expliquant calmement les choses), mais je suis également chez moi (nous avons trouvé rapidement une location dans un petit village), donc j’ai le droit de vivre selon mes principes. En plus de cela, je dois composer avec le père du gamin qui est un peu plus ouvert d’esprit de son ex-femme. Contrairement à elle, j’ai ma place dans ma famille, et un rôle à jouer dans l’éducation de son enfant. Mais à chaque retour de son enfant, il le questionne pour savoir si tout c’est passé (le gosse me l’a dit). Je comprends qui le fait, mais je ressens une pression supplémentaire, comme si je n’avais pas le droit à l’erreur. Même si je me sens plus mûr depuis plusieurs mois, j’ai quand même encore le droit à l’erreur. Je n’ai jamais été père, et j’ai toujours un manque de maturité. Puis en un instant, me voilà beau-père, obtenant ainsi toutes les responsabilités qui vont avec.

Au sujet de Christophe, le garçon, je me sens proche de lui. On s’amuse au foot, je le taquine, on rigole ensemble comme des enfants. Je suis un peu son confident, tel un ami.

 

Concernant Ségolène, je continue à la découvrir, tout en continuant à apprendre à vivre en couple, chose pas facile lorsqu’on a vécu tant années chez ses parents. J’ai dû me faire à ses habitudes. Le plus compliqué était la nuit. Je devais faire attention de ne pas trop bouger pour ne pas la réveiller. J’avais pris l’habitude de m’étendre tout mon long en prenant un maximum de place. Évidemment cette position n’est pas conseillée lorsqu’on dort à deux, les coups peuvent vite pleuvoir. Je me suis habitué à dormir sur mon vende avec les bras le long de mon corps, et Ségolène mettait son bras et sa jambe sur moi. Je sentais ses poils pubiens sur ma peau qui me fessaient frissonner de temps en temps.

Puis, j’ai dû me faire à ses sauts d’humeur. Par exemple, on était en train de regarder un film sur notre ordinateur portable, lorsqu’elle a commencé à me parler de mes ex-copines, ou plutôt m’interroger au sujet d’eux, et plus précisément sur leur nombre, leur prénom, leur âge et leur physique. Chose compréhensible, car toutes personnes en couple aiment connaître le passé de l’autre. Mais je n’arrivais pas à comprendre pourquoi elle voulait en parler maintenant. On était tranquille. Puis son ton a commencé à changer devenant plus agressive. Elle voulait tout savoir, et à chaque fois, elle apportait un jugement comme si elle voulait me faire culpabiliser d’avoir eu tant de femmes. Je lui répondais que je ne pouvais pas revenir en arrière pour changer les choses, mais elle voulait toujours plus de détails. Le ton montait de plus en plus jusqu’à une dispute éclate. Puis, aussi vite que la dispute a commencée, Ségolène se calma, nous continuâmes à regarder le film comme si rien ne c’était passé.

Il y a également d’autres défauts qui me surprennent, comme le fait qu’elle s’intéresse à un soi-disant ami au moment qu’il va mourir. Elle n’avait plus aucun contact avec lui depuis dix ans. Et là, à l’annonce de sa mort imminente, elle n’arrêtait pas d’en parler comme si c’était son meilleur ami, et qu’elle le voyait chaque semaine. J’avais envie lui dire : « tu ne l’as pas vu depuis des années, et tu ne l’as même pas été le voir une seule fois lorsqu’il était malade, donc arrête de faire des manières ». Je ne lui ai rien dit, car, à l’époque, on était un jeune couple, et je ne connaissais pas encore ses réactions.

Attention, au travers de l’énumération de ses défauts, je ne suis pas en train de dire que je sois parfait. Évidemment, comme tout le monde, j’ai au minimum un défaut. Voici le mien : j’aime un peu trop la boisson. Pour me sentir bien dans ma peau, je dois boire une demi-bouteille de « whisky » par jour. Grâce à cela, je plane, et mon humeur reste constante. Si je n’ai pas ma dose d’alcool journalière, mon moral fait les « montagnes russes » : parfois je me sens totalement dépressif, j’ai envie de ne rien faire, d’autre fois je me sens tellement énervé que je pourrais retourner la maison. Souvent un état dure un mois. Puis pendant une semaine, j’ai l’impression de vivre normalement. Finalement, l’autre état commence. On peut représenter cela comme un cycle. Durant les hauts et les bas, j’ai quelques moments de calme le soir. Durant ces périodes, J’ai l’impression que je pourrais faire une activité artistique, car je voyage dans un état d’esprit qui me donne envie de créer. Malheureusement je n’ai aucun talent. J’ai déjà essayé d’écrire des histoires et de dessiner, mais j’avais l’impression de faire de la merde sans nom.

J’aurais dû consulter un spécialiste pour trouver mon problème et le résoudre, mais ma méthode fonctionne bien, et Ségolène ne dit rien.

 

Notre différence d’âge choquait les gens, surtout nos parents. Ils ne comprenaient pas notre amour. Il faut dire qu’à leur époque, les couples avaient deux ou trois ans d’écart au maximum. Le fait le plus choquant, pour eux, était que Ségolène aurait pu être ma mère (maintenant que j’y pense, cela peut être considéré comme un peu un retour aux sources. D’après les préjugés, c’est très rependu dans notre région). On était quand même invité chez eux pour les repas de famille, mais un malaise régnait toujours dans la pièce : les discussions étaient fort rares, et plutôt courtes.

Nous ne faisons pas attention à cela. Nous nous aimons, le reste avait peu d’importance. C’est con à dire, mais c’était parfaitement notre manière de penser.

 

Quelques années plus tard

 

Me voilà père. Ce n’était pas prévu, en tout cas de ma part. C’est petit d’homme d’un an qui s’appelle Théo. Je suis très heureux d’avoir pris cette responsabilité. Puis je l’aime ce petit bout. Je le protège, je le fais rire (parfois ses fous rires me font pleurer), je le nourris, et je le lave. J’ai envie de le faire grandir dans un environnement le plus stable possible avec l’aide de mes parents qui sont ravis. Mais il y a un problème : je ne suis plus en couple avec Ségolène. Mes travers ont repris possession de moi. Après que le voile de l’amour s’est levé, et que l’ennui s’est installé, je suis retourné en boîte de nuit en cachette (après les quelques sorties officielles durant les premiers mois, j’avais totalement arrêté ces conneries), en disant que j’allais chez un ami. Ségolène ne m’empêchait pas de partir, sûrement elle pensait qu’elle ne devait pas trop m’étouffer vu ma jeunesse. Cependant elle s’est vite lassée de me voir dessoûler dans le canapé entouré d’un nuage de tabac froid mêlé, malheureusement, à des odeurs féminines. Ma faiblesse pour les jeunes femmes était trop forte. J’ai vu qu’en boîte de nuit, les filles s’intéressaient encore à moi, au travers de leurs regards. Au début, j’ai réussi à résister en pensant au bébé. Mais, lorsqu’on est saoul, la faculté de réflexion est fortement altérée. On ne pense plus vraiment. L’instinct animal reprend le dessous : les enfants et la femme officielle disparaissent de l’esprit. On pense qu’à assouvir nos envies sexuelles.

Quand Ségolène s’en est rendu compte, je l’avais déjà trompé trois fois (comme un con, j’ai donné mon numéro de téléphone, et la fille m’a envoyé un message. Évidemment Ségolène l’a lu). Naturellement, à la suite d’une énorme dispute, Ségolène m’a mis dehors sans délai. Je suis revenu chez mes parents avec honte. Comment expliquer à ses parents qu’on a trompé sa compagne (difficilement acceptée dans la famille) avec laquelle on vient d’avoir un enfant ? J’avais honte. Honte de mes faiblesses envers les femmes et l’alcool. Honte de ne pas avoir assumé mon rôle de père. Tout simplement, j’avais honte d’avoir déçu mes parents, mes modèles.

Lorsque je leur ai annoncé la nouvelle, ils m’ont puni de la plus forte des manières : le silence.

 

Comme dans la plupart des cas, nous avons décidé de faire une garde alternée avec des périodes d’une semaine. Vu le très jeune âge de notre fils, il ne se rendait pas compte de la situation. Il avait uniquement quelques difficultés à trouver le sommeil les premières nuits après son retour.

Je pense que les problèmes vont apparaître lorsque Théo va grandir, car, quand je vois la maturité de sa mère, je crains qu’elle retourne notre enfant contre moi pour se venger. Je trouve cela totalement con, transformer son propre enfant en arme (vous avez vu, je critique mon ex. Finalement, l’amour rend totalement aveugle). Il faut toujours penser au bien-être de l’enfant avant tout, et non aux conneries d’adulte en manque de maturité. Je suis loin d’être parfait, mais je placerai toujours le bonheur de mon fils au-dessus de tout. Maintenant que j’y pense, je peux m’appuyer sur cette volonté pour arrêter les conneries. L’amour d’une femme est échangeable, pas celui d’un enfant.

 

J’ai critiqué Ségolène, mais je l’aime encore. Elle m’a fait découvrir le vrai amour avec des sentiments sincères. Je n’avais jamais ressenti cela. Avant, c’était juste des aventures d’un soir sans aucun sentiment. Mais là, on était un vrai un couple avec des projets communs. Puis, elle m’a fait devenir père. Selon moi, elle m’a offert le plus beau cadeau possible, et cela, je ne pourrais jamais l’oublier. Mais il y a nos défauts respectifs. Normalement un couple doit être capable de surmonter les défauts de l’autre. Nous n’arrivons pas à faire cela. Ma dérive est trop importante. Aucune femme n’accepterait de se faire tromper, même si leur homme souffre de problèmes psychologiques. Peut-être un jour, je changerai, et donc je pourrais la reconquérir.

 

Trois ans plus tard

 

Je suis une autre plume. Mon identité n’a aucune importance. J’écris pour vous informer du suicide de Michaël. Je ne le connaissais pas très bien, mais selon les premiers dires, depuis six mois, il avait totalement arrêté l’alcool, et cela lui provoquait d’importants sauts d’humeur, et des crises de violence.

Il a laissé une magnifique lettre à destination de son fils, de ses parents, et de son ancienne compagne, Ségolène. Toujours d’après les rumeurs, la lettre se terminait comme ceci : « Ma mort nous protégera. »

Le monde est internet

Le monde est internet

Si vous voulez développer l’histoire ci-dessous, et/ou en faire une BD, contactez-moi à cette adresse « yohan.guerrier@gmail.com ».

Cette histoire se passerait dans un futur lointain, dans lequel internet aurait tellement envahi et dominé la société que les humains vivraient comme s’ils étaient réellement dans internet. Internet serait devenu le mode. Dans cette société, tout serait dématérialisé : il n’aurait plus de magasin (tous s’achèteraient par internet, ou plutôt tout serait gratuit, et la pub, omise présente, permettrait aux multinationales de gagner de l’argent), les personnes n’auraient plus besoin d’apprendre vu qu’elles auraient un implant dans le bras permettait de télécharger des informations grâce à une technologie sans fil, ce même implant permettrait de se nourrir (les personnes choisiraient un repas, et un ensemble de donner permettant de simuler de la nourriture), les gens malades ou blessés seraient soignés par l’intermédiaire de cet implant, les dialogues entre les personnes passeraient par cet implant…

Évidemment, dans ce monde, le comportement des individus aurait changé. Ils se parleraient sans aucun filtre (comme s’ils étaient anonymes), les rapports sexuels seraient de la pornographie (c’est à dire très violents), les gens seraient très curieux (ils voudraient tout voir), les gens donneraient leurs avis sur tout sans aucune limite…

Les personnes seraient filmées en permanence grâce aux lunettes connectées portées par tout le monde, et les vidéos seraient accessibles par tous. Par conséquent, la vie privée n’existerait plus.

Chacun appartiendrait à des groupes d’intérêt pour échanger sur différents sujets. Certaines personnes essayeraient de propager de fausses idées au travers de montages photo envoyés sur les implants, durant d’autres personne ne les combattent.

Il n’aurait plus de pays. Tout le monde aurait le même gouvernement formé par les grandes multinationales, et la même histoire courte, c’est-à-dire sur une seule génération (ceci n’est pas difficile, car internet n’a pas de mémoire). Tout le monde serait égal.
Chaque citoyen donnerait des propositions de loi sur un réseau social. Ensuite, un logiciel regrouperait toutes les propositions pour en faire des lois. Finalement ces lois seraient soumises à un vote mondial. Le gouvernement existerait seulement pour l’économie et l’ordre public. Ce ne serait pas un régime totalitaire.

Pour que ce monde soit plus réaliste, il faudrait travailler avec des spécialistes du comportement humain, et des nouvelles technologies.

Dans ce monde, deux grands courants d’idées s’affrontaient : les rêveurs et les réalistes. Les premiers voulaient un monde plus chaleureux, plus humain et plus poétique. Selon eux, les nouvelles technologies avaient déshumanisé les Hommes. Ils n’avaient plus de sentiments, de sensations, ni de réels contacts humains. Les rêveurs avaient réussi à garder leur côté humain grâce aux livres, aux bandes dessinées, aux films… C’était les seuls à s’intéresser à l’art en général (l’art n’était pas interdit). Les autres étaient enfermés dans leur propre univers fait de nouvelles technologies impersonnelles.
Naturellement les rêveurs voulaient changer le monde. Non pas en combattant la technologie, mais en apportant de l’humanité en faisant comprendre aux autres qu’ils devaient s’intéresser à l’art, et surtout renouer des liens directs avec d’autres personnes. De plus, vu que la majorité des personnes avaient oublié, ou plutôt ne connaissaient pas l’histoire de l’humanité, les rêveurs voulaient refaire connaître le passé pour que les mêmes erreurs ne soient pas commissent de nouveau.

De l’autre côté, nous avons les réalistes. Ces personnes se sentaient très bien dans leur époque. Ils n’avaient aucun problème avec le manque d’humanisme ambiant. Ils étaient dans leur monde, et ne s’occupaient pas des autres. Leur vie se résumait à leur travail et aux nouvelles technologies. Contrairement aux rêveurs, ils n’étaient pas en couple. De temps en temps, une femme et un homme se rencontraient pour assouvir leur envie sexuelle. Lorsque la dame tombait enceinte, elles laissaient automatiquement son bébé à un organisme qui allait l’élever avec des principes neutres. Par contre, les rêveurs élevaient eux même leurs enfants.

L’action même de cette histoire serait la confrontation entre les rêveurs et les réalistes. Les rêveurs voulaient ajouter un côté humain et poétique aux nouvelles technologies pour que le monde soit moins froid. Cependant les réalistes ne voulaient pas changer le monde, car ils aimaient leur mode de vie, et surtout ils avaient peur du changement (la célèbre peur de l’inconnue).

En cachette, un groupe de rêveurs passaient leur temps libre à modifier les systèmes d’exploitation des différents objets intelligents. Ces développeurs ajoutaient des fonctionnalités permettant aux objets de ressentir des émotions, d’éprouver des sentiments… en résumé, être plus humain.
Évidemment les réalistes vont se rendre compte de ces modifications, et ils vont combattre les rêveurs d’abord au travers des groupes d’idées, puis beaucoup plus violemment. Les réalistes ont commencé à analyser les vidéos des rêveurs pour trouver leurs points faibles, puis pour faire des actions violentes contre eux. Durant ce temps, l’état n’intervenait pas, car, selon eux, le peuple devait ses problèmes par eux même.
Les rêveurs répliquaient d’abord en changeant de plus en plus les objets, puis en inondant les groupes avec leurs idées.

Après des dizaines d’années de révolutions, la mentalité changea, et les nouvelles technologies devenir des êtres doués de sentiments. Et de façon générale, le monde déverni plus chaleureux.

Une tranche de vie

Une tranche de vie

J’ai imaginé une histoire qui mettrait en scène une personne lourdement handicapé physique (ce n’est pas moi). Ce jeune homme a traversé des moments très difficiles dans son enfance à cause de nombreux problèmes familiale. Ces problèmes le hantent encore aujourd’hui. Cependant ils lui ont parmi de créer une carapace. Cet homme a très bien réussi sa vie professionnelle, car il travaille dans le domaine de la recherche en physique, et cela malgré son handicap.
Cependant il lui manque une chose : l’amour. Ce vide grandit de jour en jour malgré l’acharnement qu’il met dans son travail. Il voie chaque jour des couples s’embrassaient, se promenaient main dans la main, et être heureux tout simplement. Durant ce temps, il reste seul face à son matériel de physique.
Puis il y a le sexe. Tout le monde en parle, en ris, mais lui ne la jamais fait. Il se sent mis à part de cette société où le sexe est dominant. Comment se sentir adulte lorsqu’on n’a pas encore touché une femme à trente-cinq ans. Ces amis lui racontent leurs exploits sexuels, sans voir le mal qui lui fait.
Un jour, il décide d’aller voir une prostituée, vu que les assistantes sexuelles sont interdites. Cette démarche est très difficile, car il doit trouver un accompagnant discret. En plus de cela, il doit gérer sa timidité et sa honte. Il aurait préféré avoir son premier rapport sexuel avec une femme qui l’aime. Mais l’instinct animal est plus fort que la raison.
Arrive le jour tant attendu. Malheureusement les dames en le voyant refusent de le prendre pour client par peur du handicap. Cette mauvaise expérience lui retire toute envie de recommencer.
En même temps, son passé continue à le perturber. Il comprend rapidement qu’il ne pourra résoudre ces problèmes seuls. Il décide d’aller voir psychologue pour se faire aider.

Son passé rend les relations avec sa famille compliquées. Il a énormément d’amour pour eux, mais certains membres de sa famille ont commis une faute impardonnable. Malgré cela, l’homme les aime. Une relation complexe s’installe entre eux.

Au même moment, le jeune homme rencontre une jeune femme sur internet. C’est le coup de foudre.
À partir de ce moment-là, notre héros va découvrir un nouveau monde. Il va devoir apprendre ces règles. Apprendre à découvrir sa copine, tout en s’ouvrant à elle, avec une certaine réserve. En même temps, il apprendra énormément de choses sur lui-même, car sa copine est également handicapée.
Plusieurs autres mondes vont lui ouvrir leurs bras : le sexe, la vie en couple…

Ce couple vie le plein bonheur, jusqu’au jour où la femme tombe gravement malade, et meurt. S’en suivit une longue dépression parsemée de quelques tentatives de suicide.
Puis un jour, une nouvelle aide à domicile va intervenir chez lui. Elle est un peu plus jeune de lui, et d’origine africaine. Rapidement une amitié et une complicité s’installent entre eux. Cette dame va lui redonner goût à la vie, tout en lui faisant découvrir la culture de ces ancêtres. Doucement un amour naît entre eux.
Les mois passent, et leur amour devient officiel. Puis un jour, notre héros devient papa d’une jolie petite fille. À partir de ce moment, il découvre encore un nouveau monde merveilleux qui va affaiblir ses démons du passé.

Si vous voulez développer cette histoire et/ou en faire une BD, contactez-moi à cette adresse « yohan.guerrier@gmail.com ».

PS : Cette histoire n’est pas inspirée de me vie : Je n’ai pas problème avec mon passé, ma copine (que j’aime énormément) n’est pas mourante, et je n’ai ni d’aide à domicile d’origine africaine, ni envie de faire un enfant avec l’une d’entre elles.

Les trois jours sombres

Les trois jours sombres

Je met en ligne le début de l’un de mes deux nouveaux romans, car je ne pense plus avoir le temps d’écrire à cause de mon travail. Si vous voulez continuer l’histoire et/ou en faire une BD, contactez moi à cette adresse « yohan.guerrier@gmail.com ». Je vous enverrai le plan que j’ai pensé pour la suite de l’histoire.

 

Chapitre 1

Un lundi

Julie Poiret revenait d’une très agréable petite soirée entre amies dans un restaurant italien au cœur de Semur-en-Auxois pour fêter un grand événement. En effet, elle venait d’obtenir son diplôme d’infirmière après trois années d’étude à Auxerre. De plus, ce matin, la jeune fille avait eu une réponse positive pour un travail au sein de l’hôpital de Semur-en-Auxois. Son bonheur était à son comble, ainsi que celui que sa mère. Cette dame ressentait une immense joie de pouvoir garder sa dernière fille auprès d’elle, tout comme ses deux autres enfants. Natacha, la créatrice de Pauline, se voulait être une mère poule. Elle était aux petits soins pour elles. Cette maman préparait, tous les dimanches soir, des petits plats pour ses trois puces.
Lorsque Julie lui avait fait part de son envie de partir étudier à la faculté d’Auxerre, Natacha avait essayé de la dissuader en lui faisant peur avec des faits divers sordides (les mères sont prêtes à tout afin de garder leur fille près d’eux). Malheureusement pour la maman, la jeune femme était déterminée à quitter le foyer familial devenu trop étouffant. Elle voulait profiter de sa jeunesse, tout en étudiant.
Trois semaines après cette annonce, Natacha se fit une raison au départ de sa fille, espérant qu’elle revient à la suite de l’obtention de son diplôme.

Depuis deux ans, madame Poiret était devenue grande mère d’une jolie petite métisse aux yeux verts prénommée Louna. Quatre années plus tôt, sa plus vieille de ses filles avait épousé un footballeur professionnel originaire de l’île Martinique. Il se nommait Hiro et jouait pour le club de Dijon.
Natacha était évidemment une mamie attentionnée. Tous les samedis après-midi, elle prenait sa petite à sa maison soit pour la promener, soit pour lui apprendre de nouvelles choses. La jeune mémé adorait couvrir de cadeaux le bébé. Sa chambre se remplissait de peluches.
De son côté, le grand-père, Pierre, était un peu effacé face à la forte personnalité de sa femme. Elle parlait énormément par apport à lui. Durant les réunions familiales, elle réalisait souvent de longs monologues, pendant lesquels Pierre disait quelques conneries, espérant que les invités ne l’oublient pas.

1

Julie possédait un visage rieur. Ses cheveux blond foncé lui descendaient jusqu’en dessous des épaules. Ils ondulaient légèrement. Elle les coiffait en formant une raie sur le côté gauche. Cela formait une frange qui cachait toute la partie droite de son front terminé par deux sourcils bruns soigneusement épilés. Ses yeux marron foncé jetaient un regard naïf sur le monde. Du haut de ses vingt-trois ans, elle voyait encore son environnement comme une immense zone de jeux. Évidemment, elle possédait le sens des responsabilités. Cependant, elle mettait un filtre coloré sur chaque chose l’entourant. Ce fait lui permettrait de supporter les difficultés de son futur métier.
Son nez se voulait court et agréable à regarder. Il dominait une bouche pulpeuse. Elle donnait envie d’être embrassé. De plus, ses lèvres réalisaient souvent des « culs de poule » soit pour exprimer sa subissons, soit sa fausse colère devant sa filleule. Son visage était sculpté par un léger surplus de friandises. Elle se maquillait légèrement avec un peu de bleu sur les yeux et du rouge à lèvres rose sorbet. Ces artifices superficiels, ajoutés aux bottes à petites talonnettes, lui permettaient de paraitre plus femme, et par conséquent d’être pris plus au sérieux dans son travail. Elle portait un long imperméable crème qui lui cachait la totalité de son corps. Ce vêtement la protégeait de la pluie.

L’automne venait de montrer son nez. Les feuilles rougissaient ou jaunissaient, puis tombaient délicatement sur les flaques d’eau. L’été se retirait emportant les dernières pensées nostalgiques, et dont leur sujet était les rêveries des vacances passées.

Julie se dirigeait vers l’ancien hôpital de la ville. Elle voulait, avant de commencer à travailler, voir le lieu où sa grande mère avait travaillé durant trente ans. Cet acte était comme un retour aux sources. Elle espérait pouvoir puiser de l’énergie du passé pour sa première journée de travail qui était pas plus tard que demain. Elle ressentait une appréhension devant l’inconnu. Certes, Julie venait effectuer deux stages à l’hôpital de Dijon où elle avait acquis énormément d’expérience (surtout, la fois durant laquelle elle aida une jeune sache femme à accoucher une maman dont le cordon ombilical entourait le cou du bébé. Sa collègue paniqua totalement et la laissa seule avec la mère apeurée. Julie, de sang-froid, prit une paire de ciseaux. Ensuite coupa le bout de boyau qui entourait le minuscule cou supportant une petite tête au visage tout bleu. Puis elle tira le bébé par le crâne, en arrachant au passage le vagin. Finalement, Julie mit la fameuse claque sur le cul du garçon pour ouvrir ses poumons à l’air. Quelques secondes plus tard, une infirmière beaucoup plus expérimentée entra dans la salle de travail, suivies par la fautive en pleure. Elle recousit la jeune maman et félicita Julie qui obtint évidemment une très bonne note), mais le vrai monde du travail se voulait être impitoyable.

2

La demoiselle serpentait des étroites ruelles recouvertes de pavés, dans lesquelles le vent s’engouffrait et faisait danser la pluie à la lueur des lampadaires. Ils diffusaient une lumière fatiguée orangée. Tous ces éléments créaient une atmosphère lugubre.
De plus, les demeures renvoyaient le passé au travers de leur visuelle. On ressentait encore les horreurs commises dans cette ville durant le Moyen Âge.

Elle arriva devant l’hôpital. Des larmes de fierté se mirent à couler sur ses joues trempées par la pluie qui avait redoublé d’intensité, tout comme le vent. Elle fissionnait de froid, mais également de bonheur. Demain, la jeune femme allait guérir des personnes souffrantes, sauver des vies, et s’occuper d’enfants. Cependant, Julie avait conscience qu’elle allait affronter la mort. Sa grande mère lui disait souvent que la mort faisait partie du métier, mais les infirmières devaient se concentrer uniquement sur les bons moments, comme une naissance, pour effacer la noirceur du job. Elle ajoutait cela : « le temps passant nous permet de nous fabriquer une carapace qui pourra être uniquement fissurée par le décès d’un enfant ».
Julie avait finalement choisi le service gériatrique comme spécialité. Certes, on tutoyait la mort presque toutes les semaines, mais dans ce cas, c’était la logique de la vie.

3

Jacqueline, la grande mère de Julie, avait transmis l’amour du métier à sa petite fille au travers de ses nombreuses histoires narrées lorsque la gamine venait passer des journées d’hiver chez elle. La petite s’asseyait sur un petit tabouret devant la fenêtre de la cuisine, pendant que la vieille dame préparait le repas du midi et racontait ses anciennes aventures à l’hôpital. Julie l’écoutait passionnément avec ses deux minuscules mains posées sur ses genoux.

Natacha n’avait jamais pris pour passion l’univers de l’hôpital. Puis, elle se savait très émotive, donc ce métier ne lui conviendrait pas. Une émotion un peu trop forte la faisait pleurer immédiatement. Le sang de sa mère ne coulait pas dans ses veines. Une fois, elle fit une crise d’éthérisme à son mari simplement parce qu’un garagiste montait leur voiture en panne sur son camion. Elle avait peur que son véhicule tombe sur le côté. Régulièrement, ses filles se moquaient gentiment d’elle à cause de cela.

Julie était également pompière volontaire depuis deux ans. Elle avait décidé de suivre les traces de son père. Tous les weekends, la jeune fille effectuait des gardes pour intervenir sur les éventuels accidents de la route ou les incendie. À ce jour, on l’avait appelée uniquement sur des feux de paille. Ils avaient tous été déclenchés par des adolescents en proie à l’ennui. Julie redoutait de devoir secourir des enfants victimes d’un accident de voiture. Évidemment, elle serait intervenue, mais cela l’aurait laissé une cicatrice à vie. Le décès d’un petit être est la chose la plus horrible qui soit, pensait-elle.

4

Les larmes de la demoiselle redoublèrent à la remémoration du passé, et plus précisément à la fierté de sa grande mère qu’elle aurait eue pour elle.

Son bonheur aurait été au complet, si elle s’était trouvée en couple avec un jeune homme merveilleux. La majorité de ses amies l’étaient. Ces filles semblaient l’air très heureuses quand elles se promenaient en compagnie de leur petit ami.

Il y a six mois, Julie avait rencontré un homme mature. Il avait trente-cinq ans et se nommait Georges. L’homme travaillait comme directeur d’école primaire. Ces deux individus se connurent dans une boîte de nuit à Dijon. Julie fut agréablement surprise par les mots de l’homme. Il ne voulait pas l’emmener chez lui pour lui faire l’amour, comme la totalité des jeunes mâles de la discothèque. Il lui racontait son travail, tout en s’intéressant à elle. Vers trois heures du matin, ils s’échangèrent leur numéro de portable.

Durant les semaines suivantes, Georges l’appelait régulièrement pour faire plus ample connaissance sans jamais laisser paraitre ses sentiments. Puis, un jour ensoleillé, le donjuan l’invita à boire un verre sur une terrasse de café. Julie accepta avec plaisir. Elle s’habilla d’une robe blanche à petites fleurs bleues qui lui arrivait au niveau de ses genoux. Elle laissait imaginer, au travers d’un léger décolleté, une poitrine bien ferme libre de tout mouvement. Elle s’était chaussée avec une paire de sandalettes comportant une marguerite sur la lanière de cuir qui passait entre son gros orteil et son voisin. Chaque oncle se couvrait d’un verni rose pâle. Pour la première fois, Julie se maquilla un peu plus fortement, espérant ainsi sembler plus vieille.
Le rendez-vous se déroula sur une terrasse de café située sur une place comportant une église en son centre. Les deux amis échangèrent des banalités devant un coca (pour la jeune femme) et une bière blonde. Une demi-heure après leur arrivée, Georges proposa à Julie de visiter sa maison située à cinq minutes de là. Elle accepta, tout en sachant ce qu’il allait sûrement se passer.
Une fois chez lui, elle s’assit sur le canapé avec une petite boule au vendre. Ses jambes étaient fortement serrées et ses mains ne cessaient de bougeaient sans sa volonté. Ses yeux éprouvaient de grandes difficultés à fixer un point.
L’homme se plaça à ses côtés. Il lui avoua ses sentiments sans détour et avec une légère timidité qui se matérialisait par un rougissement au niveau du visage. Elle eut la sensation d’être face à un petit garçon. Sans aucun mot, elle déposa un doux baissé sur la bouche masculine, tout en prenant la tête dans ses mains très féminines. Toujours en silence, le nouveau couple se dirigea vers la chambre, sans décoller leurs lèvres. S’allongea sur le lit et fit l’amour durant vingt minutes.
Julie avait déjà eu des rapports sexuels avec un homme, en occurrence son ancien petit ami. L’expérience fut horrible. Chaque fois, elle eut la sensation d’être un objet sexuel, comme une poupée gonflable. La jeune femme se fit secouer en tous sens, à tel point qu’elle ressentît un petit mal de mer.
Cette fois, la magie était au rendez-vous. Georges s’occupait du plaisir féminin avant tout. Il employait une grande douceur pour lui donner un maximum de plaisir, et cela fonctionna tellement bien, qu’elle eût son premier orgasme.

Trois mois de bonheur plus tard, Georges finit par lui avouait le poteau rose : il était marié et possédait trois enfants. Julie le quitta immédiatement. L’homme n’essaya pas de la reconquérir. Il retourna à sa petite vie familiale. De son côté, la demoiselle fit une petite dépression en cachette avant de reprendre une vie normale.

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Julie se trouvait dans un des plus beaux lieux de Semur-en-Auxois, c’est-à-dire sur une petite place toute en longueur située au-dessus des remparts qui faisaient le tour de la vieille ville. En son centre, une ligne d’arbres venait d’être plantée par des enfants de l’école maternelle. Derrière ces pousses, on pouvait voir un muré mesurant environ un mètre cinquante. Il empêchait les promeneurs de faire un grand plongeon. Ces remparts dominaient une cinquante d’habitations mêlant le moderne et le très ancien. Elles ne respectaient pas une organisons stricte. Parmi eux, une verdure d’automne se faisait éclairer par des projecteurs à lumière jaune. Sur l’extrême droite, une rivière coulait paisiblement sous trois ponts en pierre. Une forte pluie arrosait ce paysage. Un violent vent balançait les gouttes.
Devant Julie, qui se situait au fond de cette place, l’ancien hôpital se dressait derrière une haute barrière verte terminée par de longues pointes. Le bâtiment formait un « U » en encadrant une cour intérieure.

6

À l’origine, ces murs renfermaient des personnes ayant des troubles mentaux. Elles étaient attachées au mur dans des chambres qui puaient la mort. Les résidents possédaient comme compagnons des rats. Ces animaux mangeaient les chairs pourrîtes par la gangrène.
Ensuite, l’asile de fou fit transformer en hôpital classique. Durant la Seconde Guerre, il fut utilisé pour soigner les nombreux blessés en prévenances des champs de bataille situés autour de la ville. Les bâtiments se protégeaient avec des batteries antiaériennes. À l’intérieur, les murs bleu claire et le calage blanc étaient très souvent tachés avec du sang venant des plaies faites par des éclats d’obus, ou des membres déchiquetés par des mitrailleuses lourdes. La souffrance résonnait dans chaque chambre.
Quelques années après la guerre, un nouvel hôpital fut construit et l’ancien abandonné au passé.
De nos jours, le bâtiment servait uniquement à faire peur aux jeunes de la ville qui le voyaient comme un lieu hanté à cause de son passé rempli de souffrance et de morts. Durant la nuit d’Halloween, la tradition voulait que les adolescents pénètrent ces locaux à la recherche d’éventuelles traces d’activités paranormales. Chaque fois c’était la même chose : les visiteurs croyaient voir des fantômes de soldats mutilés. Cependant, la peur leur jouait un mauvais tour tout simplement.
Julie ne ressentit jamais l’envie d’aller visiter les chambres en ruines reliées par des couloirs illuminés par uniquement la lune. Elle préférait de loin rester chez elle pour faire une soirée pyjama entre amies devant les films d’horreur les plus connus.

7

La demoiselle était plongée dans ses pensées nostalgiques, quand soudain, une lourde main se posa sur son épaule. Elle poussa un léger cri, tout en sursautant. Julie tourna rapidement la tête afin de voir la personne qui se trouvait derrière elle. Un homme habillé élégamment avec un fin manteau en cuir noir et jeans délavé souriait parmi la nuit. Cet habillement moderne se terminé par des converses en toile bleue (pas idéal pour la saison). Il portait une barbe blanche de quelques jours. Son crâne était totalement chauve et possédait trois tâches de vieillesse parfaitement alignées comme la crête d’un punk. En effet, cet individu devait avoir environ soixante-cinq ans. Ceci se voyait surtout au niveau des rides d’expression, et du dentier beaucoup trop grand pour sa bouche. Il lui faisait un sourire grotesque, voir un peu effrayant.
Julie fut très surprise, presque choquée, face au contraste entre l’âge de cette personne et sa tenue vestimentaire. Elle pensa tout de suite aux mères qu’on voyait de temps à autre passer dans des émissions débiles, et qui voulaient obligatoirement ressembler à leur fille, ou plutôt paraitre aussi jeunes qu’elle. Évidemment, dans cette situation, c’était le père qui se prenait pour un adolescent. Une deuxième chose interpella la jeune femme. Deux yeux bleus la regardaient joyeusement, malgré ses larmes qui continuaient à couler à flots.
« Bonsoir miss, tu as raison de pleurer, la tristesse est le plus beau des sentiments. C’est le vrai également. On est toujours triste pour une bonne raison, contrairement au bonheur qui a une origine superficielle. Les personnes aiment la joie par facilité, voir par complaisance. J’ai toujours été malheureux. Assez parlé de moi. Comment tu t’appelles miss ? »
Julie faillit passer des larmes au rire instantanément. Ce drôle de papi se prenait vraiment pour un jeune. Il ne se contentait pas de s’habillait comme un poste pubère, il également parlait tel un adolescent poli en pleine séance de gringue. Ce personnage était très original. Il ne paraissait pas saoul ni être un clochard.
Julie lui répondit sans aucune crainte (non pas comme la majorité des personnes devant à cette situation) :
« Julie. Je ne suis pas de tout triste, au contraire je suis très heureuse, car demain je commence le travail de mes rêves, infirmière »
« Non ! Le bonheur c’est mal. Regard, tu es joyeuse pour ton nouveau travail, mais tu peux le perdre facilement, et dans ce cas tu seras triste, donc dans le vrai. Soit avec moi parmi le real immédiatement. Soyons un couple malheureux d’amour »
Tout en prononçant ces mots, l’homme prit la main de Julie. La demoiselle répondit d’abord par un sourire, puis par ces mots :
« Merci, mais je suis trop jeune pour vous. À présent, je dois partir, demain je commence tôt et je ne veux pas faire une erreur dès mon premier jour. Bonne nuit monsieur »
« Donc tu veux absolument être heureuse »
« Évidemment monsieur. La joie m’a toujours accompagné et je veux que ça dure le plus longtemps possible. Si cela peut vous rassurer, je suis un peu triste de ne pas avoir un petit ami. Aller, bonsoir monsieur. Je suis ravi d’avoir fait votre connaissance »
Julie lui lâcha la main. Elle fit demi-tour pour prendre la direction de son appartement.
« Tu as choisi le bonheur, et même si tu te mets en couple avec moi, ça te rentra encore plus heureuse. Tu es irrécupérable. Par contre, je peux encore faire quelque chose pour ta famille »
Ces dires étonnèrent la jeune femme qui se retourna afin de demander plus d’informations. Elle ressentit une courte peur en voyant le visage masculin collé au sien. Ensuite, une immense douleur brûlante se fit sentir au niveau de son bas vendre. Elle baissa les yeux qui étaient ouverts à leur maximum, tout en exprimant une immense surprise. Elle vit, avec horreur, un couteau enfoncé en elle.
« Maintenant, tu es triste à jamais, tout comme ta famille. Au revoir miss » dit l’homme calmement. Il retira rapidement son poignard. Julie voulut crier à l’aide, mais la larme lui trancha rapidement la gorge. Le mouvement fut net et précis. Trois secondes plus tard, elle s’évanouissait. La demoiselle ne reprit jamais connaissance.

8

Le tueur prit délicatement le corps sans vie et se dirigea vers un banc en bois. Il faisait face à une partie de la ville. Toutes les maisons dormaient paisiblement dans cette nuit pluvieuse. Le calme de la mort régnait. Seul le vent perturbait le silence avec sa musique habituelle. Ce chant avait comme réputation d’endormir certaines personnes en procurant un sentiment de sécurité.
L’homme resta quelques secondes à contempler ce paysage avec un sentiment de supériorité. Il portait la mort dans ses bras et cela augmentait son sentiment de domination. Il sentait une légère pression au niveau des boutons qui devançaient son pénis.
Après avoir posé sa victime sur l’assise, le personnage commença à déshabiller le corps par le manteau, puis les chaussures et les chaussettes. Il découvrit des pieds très fins. Le vieil homme les prit dans ses mains avec une sensualité macabre. Ses caresses les réchauffèrent légèrement. Ensuite, viens au tour du pantalon. Un liquide rouge claire coulait le long de la cuisse gauche et terminait derrière le genou. Ce flot se constituait de sang provenant de la plaît au ventre et d’urine chaude. Le sexe féminin était caché par un boxer blanc moulant. Devant, vers le bas à côté d’une large line rouge à bords non réguliers, on voyait une tache jaunâtre formée après la mort. La pluie commençait déjà à effacer toutes ces traces, les faisant couler sur le sol. Le tueur éleva doucement le cache-sexe en portant Julie sur son épaule. Cette position mettait en valeur de jolies fesses bien rebondies. Une main masculine bien entretenue frappa, uniquement avec sa paume, trois fois le cul, en produisant chaque fois des petites vagues.
« En plus, tu avais un joli cul, on serait bien amusé. Dommage ! » Fit une voix remplie de désespoir.
Il reposa la femme sur le banc, puis hotta l’ensemble des vêtements du haut. L’homme attendit durant cinq minutes que la pluie nettoie naturellement le sang qui avait coulé des deux blessures, ensuite il lui caressa les seins en forme de poire et encore légèrement rougeâtre. Ils tenaient parfaitement dans ses mains. Il sentait une agréable sensation. La poitrine était ferme, mais pas trop dure. Les doigts s’enfonçaient légèrement dedans. Le malade mental aurait aimé les goûter, mais il ne voulait surtout pas laisser son ADN sur la scène de crime.
L’assassin repris son couteau de sa poche et prononça ces mots :
« À présent, je vais te rendre parfaite, miss »
Il redressa la tête de sa victime en tirant sur les cheveux. Dessina avec son poignard, dans la peau des joues, trois traits verticaux les uns en dessous des autres pour symboliser des larmes. Les ouvertures ne saignaient pas. Elles étaient simplement de fines plaies rouges sur la peau devenue blanche. Rangea son arme, et sortit de l’autre poche du maquillage pour femme. L’assassin commença par mettre des gants en cuir noir. Ensuite, il ferma les paupières de la morte pour les colorier en noir. Enchaîna avec le mascara. Bizarrement, l’homme faisait cela très bien, telle une femme l’aurait fait. Il finit son travail en posant du rouge à lèvres noir.
Maintenant, Julie ressemblait comme deux goûts d’eau à une adolescente gothique qui allait se rendre à un concert de métal.
« Passons à la deuxième étape de ton chemin vers la perfection »
À l’aide de ruban adhésif transparent, il figea la bouche dans un sourire triste, en tirant les deux extrémités vers le bas. Puis viens au tour des yeux à subir une transformation. Il tira chaque coin extérieur également vers le bas afin de lui faire un regard non joyaux. Il ajouta des collants reliant les paupières aux sourcils pour maintenir les yeux ouverts.
Le silence fut brisé par ces dires :
« Cette dernière mortification t’apportera la perfection, miss »
Il ressortit son couteau pour lui scarifier les cuisses et les avant-bras.

Un tronc d’arbre situé juste derrière le banc maintenait la tête. La pluie faisait couler le mascara à côté des entailles. Julie était, malgré elle, le caryotype de la gothique mal dans sa peau, sous la forme d’un pantin. La mort se voulait être le paroxysme de la transformation.

L’homme attrapa les vêtements de sa victime, les vida de leurs biens, puis alla les jeter par-dessus les remparts. Il prit une dizaine de photographies de la scène en utilisant son iPhone.
Avant de partir, il prononça ces mots avec les larmes aux yeux :
« Tu seras ma petite amie à jamais »

 

 

Chapitre 2

1

Lorsqu’on arrivait pour la première fois à Semur-en-Auxois par la route principale (qui se voulait être une forte descende), une belle surprise visuelle nous attendait. En effet, une fois au début de cette pente, notre vue dominait une fortification moyenâgeuse formée par deux tours, donc une possédait sur toute sa hauteur une large fissure formée en 1602 à la suite d’une probable secousse sismique. Au sommet des bâtiments, jusqu’en dessous des toits en forme conique et reprenant une couleur mêlant l’orange avec un marron foncé, se trouvait une série d’étroites meurtrières. Une deuxième ligne verticale de fentes coupait la face visible en deux. Cinq grosses et hautes demeures séparaient les deux tours. Chacune possédait une hauteur différente, ainsi d’un nombre de fenêtres non égal. La plus imposante d’entre elles se voyait ses pièces éclairer par dix ouvertures vitrées organisées sur quatre étages (trois par niveau, sauf le premier qui en avait une seule). La bâtisse se fermait avec une façade d’un gris sale et non uniforme. Cette maison se situait en deuxième position. Son toit couleur vert vase comportait trois hautes cheminées. Les quatre autres demeures ne possédaient rien d’autre d’originale omise leur hauteur.
À l’arrière-plan de ces sept monuments, on apercevait les toits de deux autres donjons. Cela nous emmenait à penser que ces quatre tours formaient un rectangle imaginaire protégeant sûrement une place forte. Sur la gauche du paysage, notre regard se perdait dans un enchevêtrement de vieilles grosses maisons qui complétaient la touche moyenâgeuse. Au loin, une petite cathédrale, composée par trois tours clocher (deux de chaque côté de l’entrée et une en retrait). Cette dernière se terminait avec une flèche. Cette vieille dame donnait une impression de grandeur malgré la distance. Elle dominait toutes les autres constructions.

Un haut pont en pierre permettait l’accès à la ville en passant au-dessus d’une ancienne et profonde douve où coulait une rivière. Sur la rive la plus éloignée, une vieille grosse bâtisse attirait notre regard. La face visible se trouvait trouer par deux lignes de six fenêtres chacune. Ce bâtiment donnait la sensation d’être une ancienne caserne militaire au temps des rois. Derrière, légèrement en hauteur, un long édifice rosé précédé par quatre maisons très différentes l’une entre elles avait dû profiter de la protection des tours, car il semblait comme neuf.
Vers la fin du pont, une chose originale attendait les passeurs : une maisonnette à deux pièces jouait les funambules. Son entrée, fermée par une porte consolidée avec des planches, donnait directement sur la route couverte de pavés. La première salle, visible par une vitre à côté de la porte, renfermait un débarras indescriptible. La deuxième pièce, celle du fond, possédait que du vide, car certainement on croyait qu’elle allait s’écrouler parmi le vide. Son sol faisait un face à face direct avec la rivière en contre bas, ce qui pouvait offrir une très belle vue si une personne avait eût la folle idée de mettre une vitre au sol. Le paysage aurait été stupéfiant : une magnifique vue sur l’eau coulant paisiblement au font d’une cuvette tapissée d’une triste végétation. On aurait pu également, grâce à la transparence de l’eau, admirer le lit couvert d’une multitude de pierres et de cailloux gris. Plusieurs individus auraient sûrement aimé rester des heures à contempler cette merveille en se perdant parmi leur imagination. Dans ce contexte, le temps serait résumé à l’eau qui coulait, apportant ainsi les pensées au loin. Les saisons passantes auraient habillé ce paysage de différentes façons en mettant leurs propres originalités. Peut-être que les chimères des rêveurs seraient influencées par la froideur hivernale, qui aurait noirci les pensées, ou par la chaleur de l’été qui les aurait éclaircis. Nos penseurs auraient créé des mondes propres à eux et façonnés par leur vécu.

La nuit tombée, un jeu de lumière verte et jaune éclairait les bâtiments. La première couleur mettait en valeur les tours, ainsi que les maisons entre elles. La deuxième luminosité faisait ressortir la cathédrale dans la nuit, donnant une impression de supériorité, voire, pour les catholiques, de protection. Cette même teinte éclairait le long bâtiment situé en contre bas des tours. Contrairement à la cathédrale, elle n’arrivait pas à mettre en valeur son support. Ce fait provenait de la supériorité du vert (d’un point vu quantitatif).
Ce décor faisait revivre le Moyen Âge dans l’esprit des arrivants. La modernité n’existait plus.

2

Derrière la scène criminelle, deux voitures appartenant à la police se garèrent l’une à côté de l’autre. De la première en sortirent trois policiers qui se mirent immédiatement à repousser les quelques curieux. Ces derniers, en nombre de six, prenaient des photos avec leur smartphone pour sûrement par la suite les poster sur les différents réseaux sociaux comme des adolescents attardés.
Les « bleus » déroulèrent le fameux ruban jaune rendu célèbre par les nombreuses séries policières américaines. Au même moment, un personnage féminin descendait du deuxième véhicule. Sa longue et frisée chevelure rousse comme la parfaite feuille d’arbre symbolisant l’automne se jetait à nos regards. Lorsqu’ils étaient secs, ses cheveux couvraient la moitié de son dos en formant un important volume brouillon tel un torrent dévalant une montagne. Par contre, dans le cas contraire, ils lui chatouillaient les fesses. Ce jour-là, malgré les nombreux coups de brosse pour les dompter, on aurait dit que chaque cheveu empruntait un chemin différent pour arriver à la même destination. Certes, le volume de cette toison se voulait être important, mais il ne ridiculisait pas sa propriétaire. Il mettait juste un peu en retrait un visage ne devant pas aimait le soleil, à sujet par sa blancheur. Sur cette peau laiteuse se trouvaient deux yeux qui auraient pu être presque ceux d’un chat par leur couleur (un vert perçant) et par leur forme. Ces deux émeraudes subjuguaient au premier abord les personnes grâce à leur beauté ainsi à leur sérénité. Les individus ne ressentaient ni de froideur ni un surplus de convivialité. Le regard était tout simplement neutre, mais dénoué de vide, comme on pourrait facilement le penser.
Son nez pointu envoyait l’image d’une musaraigne, cela accentuait son côté mignon initié par sa jeunesse. En effet, elle devait avoir à peine trente ans vu qu’elle ne possédait presque pas de rides d’expression et qu’elle devait appartenir à un haut grade de la police, car cette dame se dirigeait vers le cadavre.
Sa bouche ne possédait rien de particulier, juste un léger rouge à lève rose.
La femme mouvait une longue silhouette mince avec légèreté. Son corps se cachait dans un pull moulant noir et une longue robe bordeaux recouverte d’un tablier vert foncé brodé de dentelles. Ce vêtement descendait proche de ses jambes, sans toutefois les coller. Cette tenue ressemblait fortement à celle portée par les serveuses dans les cavernes au temps des châteaux forts.
Des boots écrasaient les quelques brins d’herbe se trouvant entre les jeunes arbres.

La deuxième personne à sortir du véhicule était un homme d’une cinquantaine d’années aux cheveux châtain claire coiffés avec une raie au milieu qui séparaient la chevelure avant, dont ses pointes venaient chatouiller deux sourcils reprenant la même couleur. Les mèches laissaient voir, tel un rideau ouvert sur une scène, un front bien proportionné et ridé par des soucis de la vie. Les cheveux couvraient le haut des oreilles, ainsi de sa nuque.
Ses yeux bleu claire ressortaient grâce à sa peau hâlée. En effet, Mickaël, l’homme en question, bronzait très facilement bien que ses parents aient été blonds. Son regard se remplissait d’assurance comme les « grands » politiciens. Ce trait de caractère semblait être souvent pris pour une supériorité envers autrui, voir du mépris. Cependant, il possédait juste des principes qui réglaient son comportement à chaque instant.
Son nez prenait la forme et la grosseur de celui d’un boxeur pas doué dans le domaine de la garde. Lorsqu’on voyait cet appendice nasal, la première pensée venant à notre esprit était : l’homme devant nous boit plus que raison. Comme la majorité des préjugés, cette infirmation demeurait fausse. Mickaël but sa dernière goutte d’alcool à l’âge de dix ans en vidant les verres des invités durant la fin d’une réunion familiale. Cela semblait l’avoir dégoûté des boissons alcoolisées, sachant pourtant qu’il n’avait pas été malade.
On voyait chaque port du nez, sans même coller ses yeux dessus.
Sa bouche renfermait des dents blanches et parfaitement alignées.
L’homme mesurait une taille moyenne, c’est-à-dire environ un mètre soixante-dix. Sans savoir trop pourquoi, il paressait plus petit. Cela ne retirait en rien à son charme naturel. De plus, l’individu se valorisait naturellement au travers d’un charisme imposant qui ne laissait pas indifférent les femmes, et impressionnait les hommes. Mickaël, de son nom Lescure, ne passait jamais inaperçue durant un rassemblement. Il monopolisait la parole en toute discrétion grâce à son talent oratoire.
Cette personne portait un polo blanc avec des manches courtes (malgré la fraîcheur matinale). Ce vêtement lui collait son corps sculpté par quelques heures d’exercices physiques hebdomadaires, mais également sûrement par un petit défaut de gourmandise vu les bourrelets au-dessus des hanches. Un jeans délavé et une paire de Converses en toile bleue terminaient la touche « jeunesse » au personnage qui devait avoir une cinquantaine années

Les deux enquêteurs, dont la femme s’appelait Perrine Urbin, s’approchèrent d’un corps entièrement dénudé d’une jeune femme. La mise en scène de la mort bouleversa les deux collèges malgré leurs années dans le métier. En effet, sur le banc d’en face, un cadavre d’une femme s’y trouvait. Elle revêtait le style gothique au travers d’un maquillage noir qui avait coulait à cause d’une pluie nocturne, ainsi des différentes entailles sur les bras et les cuisses. Ces plaies lassaient des ouvertures rouges dans la peau blanche, pour ne pas dire translucide. Les avant-bras se posaient sans force sur l’assise. Ils collaient presque les cuisses. Tant aux mains, elles pendaient parmi le vide. Quelques gouttes d’eau perlaient encore au bout des doigts.
En dessus du banc, au fond d’une cuvette naturelle peut profonde, un liquide rougeâtre ondulait au rythme d’une légère brise. On aurait pu croire que cette fille venait de pisser du sang comme une petite veille malade.

Mickaël semblait choquer par la violence de la scène malgré son ancienneté. Évidemment, il ne voyait pas un cadavre pour la première fois, mais pas en respectant une telle mise en scène. D’habitude, le macchabée se trouvait dans une ruelle à même le sol. Là, quelqu’un avait volontairement embelli la mort, ou plutôt modifier le « plus être » à son image. Le tueur voulait également humilier sa victime en la déshabillant entièrement, comme pour la punir d’une chose qu’elle lui aurait fait subir. Peut-être une rupture sentimentale.
L’enquêteur éprouvait une importante difficulté à regarder la jeune femme, car il possédait une belle fille d’à-peu-près du même âge. Dans son esprit de beau-père, voire de père vu toutes ces années passées à ses côtés, le visage de Stella, sa belle-fille, s’était superposé sur celui de la victime.
Sa maturité lui permettait de garder ses esprits face à cette horreur. De plus, il ne se voyait pas faire une crise d’angoisse devant tout le monde. Et puis, de toute façon, ce n’était pas le genre de la maison. Son tempérament calme lui permettait de surmonter n’importe quelle situation, même celles les plus terribles.
Concernant Perrine, la vision semblait différente. Certes, la mort s’y trouvait, mais d’une autre façon. Le « plus être » trônait devant elle, plus précisément à quelques pas. Cependant, la demoiselle ne ressentait aucune crainte, ni aucune tristesse, car elle ne connaissait pas cette personne affalée sur ce banc telle une marionnette dépourvue de fil. Non, l’enquêtrice voulait sortir une feuille et des crayons gras pour croquer ce moment. L’artiste aurait commencé par le cadavre en mettant un maximum de détails, mais surtout en faisant très attention au jeu entre l’ombre et la lumière. Puis viendrait le tour du décor. La jeune femme s’apercevrait rapidement qu’il ne lui plairait pas. Par conséquent, elle le remplacerait par un autre beaucoup plus naturel, sûrement par une carrière se situant au centre d’une immense forêt. On verrait, derrière le corps, des rayons de soleil qui mettraient en valeur des fées.
Évidemment, Perrine ne ferait pas ce dessin dans l’immédiat (sinon elle serait prise pour folle). La jeune femme mémorisa chaque détail du corps, espérant, par la suite, les poser sur papier.

La pluie nocturne avait laissé place à un grand soleil qui illuminait les couleurs de l’automne. Les flaques d’eau reflétaient le monde en le floutant au travers des vaguelettes formées par une brise provenant des feuilles mourantes non pas dans une tristesse visuelle, mais au sein d’un panache coloré.

Les deux enquêteurs se rapprochèrent du corps afin de repérer d’éventuels indices, en attendant l’expertise du médecin légiste. Ils virent seulement que les plais sur les cuisses et les bras n’avaient pas saigné, donc en conséquence effectuées poste mortelle.
Mickaël, avec un ton légèrement dégoûté, prononça :
« Je n’ai jamais vu une telle mise en scène de la mort. Le type, qui a réalisé ça, n’est pas de tout bien dans sa tête. Je ne pensais pas que cette horreur pouvait arriver ici. On voit de pareils meurtres que dans les grandes villes »
« Les esprits malades se trouvent partout malheureusement. Et la mort fait partie de ce monde. Il faut l’accepter »

Un des deux agents (un homme d’origine italienne et ayant environ vingt-cinq ans) arriva près d’eux et dit :
« Désolé de vous déranger, mais la dame qui a découvert le corps souhaite être interrogée rapidement, car elle a d’autres choses à faire »
Mickaël jeta un regard rapide coup d’œil vers une vieille femme. Elle semblait l’air en colère et pas du tout choqué.
« J’adore les retraités qui peuvent profiter de leurs dernières années à vivre, mais qui les passent à râler »
Sur ceux, la voix féminine répondit :
« C’est pour cela qui râlent. Ils ont peur de la mort, sachant qu’ils sont proches d’elle »
Mickaël répondit par un simple sourire.
Les deux coéquipiers se dirigèrent vers la petite dame qui tenait un bichon maltais en laisse. Elle possédait une chevelure courte, frisée et noir pétrole, sûrement dû à une coloration ratée, car la couleur n’était pas de tout en accord avec le visage tout rond. Même pas une forme dessinée son menton. Toutes les rides possibles se dessinaient sur ce faciès. Il ressemblait fortement à un masque d’Halloween (en voyant cette chose, Mickaël pensa : « j’espère qu’elle ne ressemblait pas à cela durant sa jeunesse, sinon, la pauvre, elle n’a pas dû s’amuser beaucoup au lit »). Son petit corps comportait une poitrine démesurée. Elle paressait bien droite grâce un soutien-gorge dont la taille devait être au minimum du cent vingt bonnet « f ». Seules les personnes non voyantes pouvaient la rater. Cette chose immense se cachait derrière une robe une-pièce fleurie grossièrement dont le font se couvrait d’un bleu clair symbolisant certainement le ciel. Cet habile s’arrêtait au niveau des chevilles à peine visibles pour cause d’une grande quantité de graisse. Les sous-pieds se protégeaient avec des claquettes blanches comportant des fleurs roses. Les deux gros orteils ne possédaient pas d’oncle.
La peau des mains formait des vaguelettes entre les grosses veines blues.

Perrine prit parole :
« Bonjour madame. Je suis enquêtrice et voici mon coéquipier. — Elle montra Mickaël dans un mouvement de doigt. — Mon collège là-bas — Cette fois, elle fit un geste avec la tête. — M’a dit que vous avez découvert le corps. J’espère que vous n’être pas trop choquée »
« Votre plaque »
Les deux policiers obéirent, tout surpris.
Après avoir regardé les deux morceaux métalliques, elle reprit la discussion :
« Ouais, j’ai découvert cette morte à poil. Je n’étais pas très surprise, car il y a tellement de fous aujourd’hui.
Il m’en faut plus pour me perturber, madame »
Perrine lui répondit dans son esprit : « le nombre de malades mentaux ne constitue pas un argument. C’est juste grâce, ou plutôt à cause, des nouvelles technologies. Avec eux, chacun peut voir la majorité des actes de violence sur internet »
Mickaël posa naturellement cette question :
« Avez-vous touché à quelque chose ? »
« Évidemment non ! Je ne veux choper une maladie, car sa doit être forcément une pute vu qu’elle est à poil »
D’un ton sévère, Mickaël répondit :
« On se passera volontairement de vos jugements hâtifs »
« Évidemment, vous être tellement intelligent, vous, les flics. Bon ! Je n’ai rien d’autre à vous dire, à part que je suis heureuse de voir cela, malgré que vous m’avez fait perdre mon temps, car je vais avoir des choses à dire aux voisines »
Sur ces propos, Françoise, la veille dame, tourna les talons puis parti d’un pas gai, suivit par son chien qui passait son temps à renifler par tout, et surtout les merdes.
Perrine voulut la retenir, mais coéquipiers l’en empêcha par ces mots :
« Laisse-la partir. Si on a encore besoin d’elle, cela m’étonnerait énormément, Marco a pris ses coordonnées »

Toujours en attendant la légiste, les deux enquêteurs fouillèrent les environs. Perrine se pencha par-dessus les remparts, par simple curiosité. Dans son imagination, le paysage se représentait au travers d’un tableau mettant en valeur la lumière du soleil qui illuminait la petite rivière coulant dans l’immobilité sous un pont en pierres. Encore une fois, en perspective de mettre son image mentale sur une toile, la dessinatrice hésiterait entre une coloration par pastel ou par petits points. Elle mettrait en valeur le côté « campagne » en éclaircissant la végétation par rapport aux bâtiments. De plus, elle poserait peut-être un filtre « moyenâgeux » en mettant des toits en chaume et des paysans dans les champs.
Soudain, au pied des remparts, la femme vit une chose sombre sans forme précise. Elle se concentra sur cette anomalie du tableau. Cela ressemblait vaguement à des vêtements en tas. Perrine descendit un étroit escalier situé sur l’extrême droite de la place. Rapidement, elle se trouva ralentie par une végétation sauvage, puis bloquée devant un mur vert à moins d’un mètre de son objectif. Elle prit une série de clichés en tenant devant l’objectif un plot jaune marqué par le numéro dix, puis avec une branche arrachée, notre héroïne attrapa chaque vêtement. Ensuite, la femme remonta les mêmes marches collées au rempart, tout en tenant les habille à l’aide du bâton pour ne pas mettre ses empruntes dessus.
Une fois sur la place et des gants en latex bleu enfilés, l’enquêtrice fouilla les poches à la recherche d’éventuels papiers pouvant identifier la victime. Malheureusement, elle ne trouva rien de la sorte, juste des tickets de cinéma. Elle déposa tout cela dans un grand sachet plastique transparent comportant un bord rouge, puis le donna à son collège, tout en lui indiquant le lieu de sa trouvaille.

Le médecin légiste arriva, effectua quelques prélèvements ainsi des photographies. Finalement embarqua le corps.

3

Une mini Cooper au toit noir et à la carrosserie blanche avec des dessins de fleurs grimpantes sous les vitres se gara dans la rue principale de Semur-en-Auxois, celle reliant la partie nouvelle de la ville à l’ancienne. Elle était en grande partie couverte par des pavés et symbolisait l’entrée parmi la vieille partie avec une arche. D’un côté de la rue, on trouvait des restaurants accompagnés par des bars proposant des terrasses pour que leurs clients puissent profiter du soleil tout en consommant. L’endroit semblait agréable omis les véhicules passant très près des consommateurs. Cependant, la circulation se résumait à quelques véhicules par heures.
En face, on pouvait voir de hautes habitations très anciennes.

À cette heure du jour (19 heures) et à ce moment de l’année, la nuit enveloppait déjà Perrine. Cette dame noire n’était pas venue seule. En effet, une fine pluie commença au crépuscule, puis ne cessa pas. Elle s’agitait au vent sous les lampadaires diffusant une lumière orange fatiguée. Cet éclairage créait une atmosphère cloque comme dans les vieux films policiers.
Mademoiselle Urbin descendit du véhicule et entra à l’intérieur d’une maison comportant trois étages.

À présent, la femme se trouvait au centre d’une petite pièce couverte par un vieux béton. Elle contenait juste un escalier droit menant vers une ouverture lumineuse reprenant une forme rectangulaire qui fournissait l’unique clarté, et deux vélos tous terrains posés sur le mur gauche. En face, une porte en bois donnait sur le reste du niveau.
Perrine monta au deuxième étage après s’être déchaussée. Elle arriva devant une grande pièce formant un « L ». L’endroit regroupait la salle à manger (où se trouver notre héroïne), le salon (situé au fond), et la cuisine (placée dans la barre horizontale du « L »). Le premier endroit comportait une table rectangulaire accompagnée par quatre chaises. Un métal peint en gris très foncé (limite noire) les faisait. De fins coussins blancs cassés couvraient les « poses-fesses », et ainsi offraient une meilleure assise. Une épaisse plaque en verre protégeait la table, tout en reflétant la lumière d’une grosse ampoule protégée par un long abat-jour métallique épousant une forme arrondie. Cette lampe, dont ses jumelles illuminaient le reste du niveau, se suspendait par un fil noir au haut plafond. Ce denier, tout blanc, possédait environ cinq mètres de vide sous lui.
Un tapis reprenant les tons marron mariés à ceux pourpres situé sous les sièges et la table offrait un support douillet aux pieds des convives.
Un canapé en cuir marron foncé formant un angle droit séparait le salon, la cuisine et la salle à manger. Le plus grand nombre de places assises alignées tournaient le dos à la cuisine, tout en se faisant devancer par une télévision plate posée sur un mur couvert par des briques, tout comme ses autres semblables. Entre ces deux éléments (le divan et la télévision), une grande malle en gros bois veineux foncé fessait office de table basse, mais également de bar, car il renfermait des bouteilles d’alcool. Encore une fois, un tapis identique au premier couvrait le sol sous ces différents éléments.
Une table de cuisson surmontée par une hôte nue trônait au centre d’une cuisine. Des meubles rouges laqués situés au tour des plaques électriques (qui fessait également office de lieu à manger grâce aux rallonges) brillaient sous la grosse lampe.
Perrine était en vis-à-vis avec une série d’immenses fenêtres, dont un métal noir faisait leur encadrement et elles comportaient des sommets arrondis, qui laissaient entrer une belle lumière naturelle. Durant les journées ensoleillées, les rayons glissaient sur le parquet imitation béton claire.
Sur la droite de la femme, deux portes marron claire sans aucune moulure permettaient d’entrer respectivement dans la salle de bain et les toilettes. À l’opposé, une troisième fermeture cachait un escalier menant au troisième étage.
Perrine choisit la décoration en s’aspirant du style « loft new-yorkais » en ajoutant une pointe « atelier ». Sa décision avait été prise par rapport aux fenêtres et aux murs en briques.

La demoiselle se dirigea vers la cuisine, attirée par une agréable odeur de nourriture indéterminée. Cet arôme se voulait être légèrement épicé et venait d’un autre pays. Arriva dans le lieudit. Une femme cuisinait. Elle possédait une beauté africaine formée par une paire d’yeux en amande qui délivrait un doux regard, par un nez légèrement trop épaté, mais que sa petite taille le rendait très mignon, et par une bouche pulpeuse couverte d’un gloss rose très brillant. Sa peau couleur « chocolat au lait » ne se déformait pas avec des rides d’expression (sûrement grâce à un bon maquillage). Ses traits féminins étaient mis en valeur par son crâne chauve (cela peut semblait bizarre, mais l’absence de cheveux accroissait sa féminité), au travers d’un maquillage bleu sur ses yeux, puis saumon entre les paupières et les sourcils très bien épilés, finalement relativement à la finesse des joues.
Tout son visage reflétait une tendresse naturelle. On ne pouvait pas s’imaginer une once méchanceté venant de ce personnage.
Sa beauté physique (créée durant trente ans) se prolongeait sur son corps. Sous sa robe de nuit à fines bretelles blanche et ayant un léger décolletée, on devinait facilement une silhouette élancée sans aucune trace de graisse. Toutefois, deux reliefs déformaient nettement la ligne du tissu. La première au niveau d’une poitrine formée par deux seins généreux formant des poires. La deuxième située sur un petit fessier bien rebondis.
Les quatre extrémités faisaient dans la finesse et s’embellissaient d’un vernis bordeaux.

Après un léger baiser sur les lèvres féminines, Perrine dit d’un ton faussement sévère :
« Ma belle ! Tu n’aurais pas dû préparer ce repas, tu es encore faible »
« Ne t’en fais pas, je vais bien. Et cela m’aide dans ma guérison » répondit Anima tout sourire.

Devant elle, plusieurs poêles et une cocotte fessaient chauffer un plat typiquement africain : un poulet DG. Ce met se composait évidemment d’un poulet coupé en fins morceaux, de légumes et d’une banane. La viande cuisait, accompagnée d’une huile où flottaient des oignons, dans la cocotte-minute. Une poêle servait à faire chauffer des carottes, des poireaux, des poivrons, des haricots verts, des tomates et du gingembre. Du curry saupoudrait ce mélange, d’où l’odeur pimentée qui s’accentuait par la cuisson de longs piments verts à l’intérieur d’une seconde poêle.

Tout en goûtant avec son doigt la sauce des légumes, sous des regards faussement sévères lancés par Anima, Perrine commença une conversation :
« Ma puce, as-tu regardé les informations cet après-midi ? »
« Non, je me suis reposé pour pouvoir faire ce repas. Pourquoi ? »
« Ah ! Tu t’es reposée quand même. C’est bien »
« Merci maman »
Les deux femmes rirent. Puis, celle à la peau blanche reprit la parole par ces dires :
« Aujourd’hui, on a découvert un cadavre d’une femme sur la place derrière l’ancien hôpital »
« Une SDF ? »
« À première vue non. Elle était propre et bien habillée, façon de parler, car lorsqu’on l’a découverte, elle ne possédait pas de vêtements »
« Nue ? »
« Oui ! Le tueur la dénudait et jetait ses affaires par-dessus les remparts. Mais ce n’est pas tout. Il, en supposant que c’est un homme, a transformé sa victime en adolescente gothique en la maquillant puis en tailladant ses avant-bras ainsi ses cuisses »
« Tu penses que c’est un tueur en série ? »
« C’est trop tôt pour le dire. Mais pourquoi pas »
« Non, pas dans notre trou perdu »
« Tu sais, il y a des malades partout malheureusement »

Durant la fin de la préparation du repas, Perrine dressa la table. La vaisselle se composait d’assiettes noires rectangulaires aux coins arrondis, de verres à eau bleue clair possédant des mini reliefs tout autour, et de simples couverts sans décoration.

Le dîner se déroula tranquillement animé par des conversations aux sujets banales et à-propos de choses féminines (maquillage, magasins…).
Après avoir débarrassé la table, Anima annonça qu’une deuxième surprise l’attendait au deuxième étage. Perrine répondit par un regard qui disait :
« Tu n’es pas raisonnable, coquine »

Le couple rentra en se tenant la main dans une magnifique chambre décorée selon le style « africain moderne ». Un renfoncement, fait dans le mur au-dessus du lit reprenant une forme rectangulaire, mesurait presque la longueur de la cloison, et possédait des lampes encastrées à l’intérieur de sa partie haute. Ces lumières tamisées éclairaient trois objets : deux statuettes représentant des visages très allongés et un petit fagot de bois rare. Le papier peint du mur était « ogre rouge ». Les autres arboraient la couleur d’un maïs presque mûre. Le sol se couvrait d’une moquette marron clair uniforme. Le lit donnait la sensation d’être deux transats mis côte à côte et recouvert par un matelas lui-même enveloppé d’une fine couette blanche comportant uniquement des rayures bleues, accompagnées par quelques-unes bordeaux, vers le bas. Sur la gauche de cette couche, une toute petite table basse comportant une lampe et un cadre photo faisait office de table de nuit. À l’opposé, un par vue en bois claire cachait une garde de robe. Il était fait de fines lamelles. Devant, un énorme pot en terre recevait une grande plante verte qui touchait le plafond caché par une voilure blanche. Elle formait un dôme inversé au centre de la pièce.
Perrine demanda :
« Où est ma surprise ? »
Tout en se déshabillant, Anima répondit :
« C’est moi ta surprise »

 

 

Chapitre 3

Un mardi

 

Lorsqu’on arrivait à Montbard par le train durant une agréable soirée d’été, une délicate odeur, provenant des nombreux bois et forêts présents dans la région, nous accueillait. Cette senteur fessait savoir aux nouveaux arrivants qu’ils étaient loin des villes polluées. Le silence accentuait cette sensation.

Dans la pénombre, des petites routes campagnardes serpentaient entre champs et arbres, stimulant l’imagination. Durant le beau temps, les esprits fertiles pouvaient s’évader dans la nature avec un amour rêvé et jamais obtenu souvent par cause de timidité. En revanche, lorsque soit un épais brouillard soit une lourde pluie assombrissait tellement la lumière naturelle qu’on pouvait à peine distinguer les formes, nos rêveries nous transportaient au sein d’un sombre univers rempli de stéréotypes comme les anciens films d’horreur (ainsi les nouveaux à vrais dire), dans lesquels, à la fin d’un virage, la célèbre dame blanche nous aurait fait un signe de la main, tout en souriant froidement.

Ces mêmes routes, toutes fortement déformées par des années d’intempéries, détournaient de hautes collines où parfois trônaient des restes de châteaux forts rappelant le passé. Au cours des nuits dévoilées, la lune éclairait ces bâtisses leur donnant un aspect gothique faisant référence au célèbre conte Dracula. Évidemment, l’environnement n’était pas du tout le même que dans l’histoire originale, mais l’esprit faisait la transposition sans difficulté, sûrement à cause du côté cloque de l’endroit.

 

Sur l’une de ces fameuses petites routes pas faciles d’accès, surtout dans les virages pour cause de hautes végétations cachant la visibilité, vers une heure du matin, une « Renaud cinq » rouge roulait prudemment. À son bord, un jeune homme roux, de grande taille et habillé d’un survêtement bleu conduisait en écoutant de la musique urbaine. Il possédait un fin collier couleur carotte sur ses minces joues légèrement creusées. Cet élément pileux reliait les opposés d’un crâne presque totalement rasé. Seul un léger duvet le séparait de la coiffure du célèbre gardien de but, Fabien Barthez.

 

Ce jeune homme se prénommait Jérémy Moulins. Il étudiait l’électronique en première année de licence, après avoir obtenu difficilement un BAC professionnel (en trois essais). Cela ne fessait pas de lui un mauvais garçon. Il était seulement paresseux et surtout sans but (pas facile de trouver la motivation dans ce cas). Ajouté à cela, sa personnalité rebelle, ou plutôt « monsieur je sais tout, malgré mon jeune âge ». Jérémy adorait se mêler des discussions pour apporter son jugement souvent dénué de profondeur et de complexité. Depuis plusieurs années, ses parents ne le reprenaient plus, vu que le père était parti depuis cinq ans en Guadeloupe pour son travail (il revenait seulement une fois tous les dix-huit mois) et que la mère n’arrive pas à élever seule son fils. Le jeune adulte ne voulait donnait aucun coup main pour le bon fonctionnement du foyer familial. Il rentrait des cours, il mangeait rapidement et il partait soit pour aller voir des amis soit pour effectuer sa garde en tant que pompier volontaire. Cette activité fessait fureur auprès des jeunes de la région (il faut dire que c’était presque la seule). Ce volontarisme pouvait être en contradiction avec la personnalité de notre personnage. Le poste adolescent, malgré sa paresse, aimait se rendre utile (sauf pour sa mère sûrement à cause des principes à la con qu’on possède à vingt ans). Il passait chaque samedi soir dans la caserne des pompiers, où une bonne ambiance y régnait. Une quinzaine de jeunes personnes d’une vingtaine d’années passaient des soirées à refaire le monde souvent autour d’un feu de camp. Évidemment, des pompiers confirmés encadraient ces volontaires, surtout sur les interventions, car le reste du temps, ces adultes adoraient revivre leur jeunesse.

Pour devenir pompier bénévole, Jérémy passa des tests d’effort afin d’évaluer ses aptitudes physiques. Au paravent, sachant qu’il allait être juste sur ces épreuves, notre jeune homme effectua durant plusieurs mois un entraînement sportif strict. Chaque jour, il allait courir dans la forêt située autour du lac de pont à Semur-en-Auxois. Sur les chantiers terreux songés de grosses pierres, de racines et de branches, le calme le mettait dans une sorte sphère remplie d’agréables senteurs venant des arbres.

Durant ses gardes, Jérémy était intervenu une fois sur un accident grave appliquant une voiture et un poids lourd. Comme toujours dans cas-là, le camionneur n’eut aucune blessure, contrairement au conducteur de la voiture qui, tant à lui, mourut à l’arrivée des secours. Notre jeune pompier voyait pour la première fois un cadavre. Évidemment, il en fut choqué. À la télévision, la vision d’un mort lui paressait drôle, contrairement au réel. De plus, la victime, de sexe masculin, avait à peu près son âge. Bêtement, une certitude très conne pensait par les jeunes du même âge tomba. Voici cette vérité : « nous sommes jeunes, donc immortels »

 

1

 

Son père, prénommé Steve, travaillait comme garde forestier sur l’île de la Martinique. Plus précisément, son job consistait à faire partie d’une équipe d’une centaine de personnes qui entretenait et protégeait l’immense forêt se trouvant l’île. Steve accepta immédiatement l’offre de mutation proposée par son supérieur, et cela sans même demander l’avis de sa femme. Il fallait bien dire qu’entre ces deux-là, l’amour n’existait plus depuis quelques années. Yvette (sa femme) se voulait être très directive. Elle adorait tout diriger. Ce défaut caractériel venait sûrement de son métier. Cette dame enseignait l’histoire au lycée. Les élèves la craignaient énormément, car, malgré son humour apprécie par tous, elle voulait toujours avoir le calme total dans ses cours. Les étudiants rigolaient seulement lorsqu’elle décidait, et uniquement à ses blagues.

Cette dame commença son travail dans un lycée difficile. Un jour, alors qu’elle demandait le carnet de correspondance à un élève venant de la traiter de salope, elle retourna toutes les tables la séparant de l’individu en question et attrapa son pull-over à deux mains, puis souleva le corps paralysé par la peur. Le jeune homme se trouva collé au mur sans avoir eût le temps de réagir. Un visage rouge écarlate entouré d’une chevelure châtain foncé totalement raide se trouvait seulement à quelques centimètres de lui. Il sentait un souffle chaud sur son nez, sa bouche et son menton. Dans un autre contexte, il aurait trouvait cela sensuelle, mais le fait que la femme lui criait que son père allait être convoqué et qu’il avait d’ores et déjà six heures de retenues le ramena très rapidement à la réalité.

Le lendemain, le géniteur de l’élève arriva en furie dans la salle des professeurs, suivis par son fils en larmes. Il le força à présenter ses excuses.

Depuis ce jour, Yvette se constitua une sévère réputation au sein du lycée.

 

2

 

Steve adorait son travail. Cela semblait totalement normal vu le cadre naturel. Il faisait son labeur toute la journée dans une magnifique forêt constituait d’immenses arbres formant une sorte de prison étouffante. Les personnes voyageant dans cet enfer vert (car malgré la beauté du lieu, les conditions de vie étaient rudes à cause de la chaleur, des plantes venimeuses et les différents animaux prêts à se jeter sur eux) devaient avancer en coupant à la marchette la végétation en face d’eux, tout ayant la sensation que les branches repoussaient immédiatement après leur passage, accentuant la sensation d’enfermement ainsi celle d’étouffement. Le taux d’humidité était tel que le moindre effort physique provoquait aussitôt une transpiration intense. Elle rendait les vêtements collants. Les travailleurs croyaient avoir une seconde peau qui rendait leurs mouvements pénibles.

Parfois ces hommes et femmes découvraient un endroit dégagé offrant une petite cascade d’eau noyant à l’infini de gros rochers dans une légère brume. Le liquide était parfaitement transparent sur les trente premiers mètres, puis s’obscurcissait en formant une substance laiteuse empêchant la vue du font. Les travailleurs le trouvaient accueillant visuellement, mais pas physiquement, car sa fraîcheur intense la rendait désagréable, et cela malgré la chaleur ambiante. Cette froidure liquide venait de l’ombre permanente créée par les arbres qui barraient la route à presque tous les rayons du soleil. Seul un puits lumineux traversait, grâce à un trou dans la canopée, le plafond végétal et faisait naitre un magnifique halo blanc qui tranchait nette avec l’obscurité ambiante.

Steve aimait se baignait dans ces lacs (malgré leur fraîcheur) après une dure journée passée à travailler. Il se mettait au centre, puis écoutait la musique naturelle composée par les cris d’animaux et les chuchotements des plantes. Durant ces moments-là, monsieur Moulins oubliait totalement sa vie passée, plus précisément celle vécue sur le continent. L’homme s’imaginait bien ne plus revenir en France. Toute façon mon fils est adulte maintenant, donc il n’a plus vraiment besoin de moi, au pire il peut compter mère, pensa-t-il. De plus, nous n’avons jamais été vraiment proches, sans savoir vraiment pourquoi. Cela vient sûrement du fait que je ne me trouvais pas souvent à la maison. Ensuite, ma femme. Avant de partir, notre relation n’était déjà pas au beau fixe à cause de son envie de tout diriger. Au commencement de notre relation, Yvette n’était pas comme cela. Elle se mettait toujours un peu en retrait. Sa timidité me touchait. Puis son métier la transformait, la durcit. Je peux comprendre ce changement. Elle ne voulait pas être dominée par les élèves. Cependant elle aurait pu faire la différence entre sa vie professionnelle et personnelle. À ses côtés je me sens parfois élève. Je n’arrive pas à exprimer ma personnalité.

Mon amour se délave d’année en année. Je pense de plus en plus au divorce, sachant que je pourrai commencer une nouvelle vie avec Alisoa.

 

 

En effet, Steve rencontra une femme autochtone habitant jusqu’à côté de chez lui, deux mois après son arrivée sur l’île. Elle était veuve depuis cinq ans et sans enfant. Son marie morue dans un accident de route pendant son travail (il percuta un camion sur une route étroite perchée sur une colline au cours d’une livraison). La veuve fut très heureuse de rencontrer son nouveau voisin après avoir passé ces dernières années à sombrer dans la dépression. Elle trouva immédiatement en lui le réconfort tant attendu. De plus, Alisoa eu l’agréablement surprise de voir que son nouvel ami se sentait également mieux en sa présence. Ils passèrent quelques très bonnes soirées à souper des mets simples devant la mer blanchis par la pleine lune. Derrière eux, la forêt faisait penser au décor du film « pirate des caraïbes »

À la suite d’une dizaine de rencontres permettant la découverte et l’appréciation de l’autre, ils firent l’amour chez la femme.

Un bois décoloré à cause du soleil faisait sa case typique. Elle possédait un toit en palmes de palmiers totalement desséchées et devenues grisâtres, un peu comme le bois des murs, car celui des volés se voulait être beaucoup plus vif. Sur la façade, on voyait nettement les différentes planches qui la composaient. Elles se séparaient par des sortes de grosses plaintes.

Une pelouse jaunie encerclait, tout en la collant, cette demeure. Elle avait vu sur la mer grâce à sa position surélevée. Des palmiers lui faisaient de l’ombre et en conséquence la rafraîchissaient.

L’intérieur de la bâtisse renfermait le strict minimum pour vivre. Seul un grand miroir encadré par un métal noir formant une plante grimpante agrémentée de roses apportait une porte de luxe. Cet objet fessait parti de la famille depuis le début du dix-huitième siècle. Personne ne connaissait son origine. Comme d’habitude dans ce genre de situation, une légende avait naît de cette ignorance (un peu, voir beaucoup, comme les religions). L’histoire narrait une relation d’amour entre une femme esclave et un esclavagiste arabe. Ce dernier, prénommé Saïd, c’était vu offrir une plantation de cacao par son père pour sa vingtième année. (L’auteur de ce livre ne souhaite pas raconter le reste de l’histoire, car sa banalité l’ennuie. Vous devez uniquement savoir qu’à la fin, Saïd doit retourner dans son pays sans sa bien-aimée et par amour lui offre ce fameux miroir pour qu’elle le revende et qu’elle achète sa liberté). Par la suite, sachant cette romance, aucun membre de la famille n’osa le vendre par crainte de déshonorer son ancêtre, dont on ne connaissait même pas son prénom. Et cela malgré la grande misère de certains entre eux (le poids d’une tradition familiale peut-être lourde à porter, tout comme la connerie humaine).

 

Alisoa possédait un visage creusé par le temps. Les plis et les creux se succédaient sur rythme infernal. Certaines personnes aiment associer un être humain à un animal. Dans ce cas, se serait obligatoirement un chien appartenant à la race du sharpei. De plus, sa coiffure, qui se constituait de longues et fines tresses plaquées sur son crâne un peu trop rond, accentuait ses déformations, et par conséquent sa laideur. Ses nattes se terminaient par de fins élastiques multicolores. Cette coiffure la rendait complètement ridicule. Elle aurait pu passer, voir faire mignon, sur une fillette sortant du stade « bébé ». Mais là, on se croyait face à un clown. Malgré sa très grande taille, sa chevelure lui arrivait en dessous de ses fesses totalement plates, tout comme le reste de son corps. Les formes féminines n’existaient presque pas. Ses vêtements, souvent très colorés, tombaient en ligne droite sans aucune déformation.

Malgré tous ces défauts physiques, cette femme appelait à la sympathie. Elle souriait toujours, même dans les moments difficiles. Au sein du village, on l’appelait madame « joyeuse ». Les habitants qui n’avaient pas le moral pouvaient aller la voir pour discuter de leur problème qu’elle résolvait en quelques mots. Même durant son deuil, elle continuait à rendre ce service malgré sa douleur intérieur. Évidemment, les villageois essayaient d’inverser les rôles pour lui rendre une sorte d’hommage à sa bonté naturelle. Cependant la plupart d’entre eux n’y arrivaient pas. Le naturel revenait au galop devant les refus d’aide de la part d’Alisoa. Évidemment ceci se passait toujours en sourire.

 

La première nuit torride du couple fut particulière pour Steve. C’était la première fois qui trompait sa femme. Malgré le peu d’amour qu’il ressentait encore pour elle, sa conscience le chiffonnait un peu. Bizarrement pas envers sa femme, mais pour son fils. L’homme avait conscience que son acte allait sûrement briser sa famille. Certes elle ne semblait être pas des plus unis, mais elle existait. Au plus profond de lui, elle était présente dans les moments difficiles, comme refuge certain. Et détruire ce sanctuaire serait se découvrir aux difficultés de la vie. Évidemment il allait peut-être retrouver cette protection auprès de sa nouvelle compagne, mais l’homme possédait encore des doutes.

De plus, Steve était sur le point de faire l’amour avec une femme de couleur. Jusqu’à là, ses rapports sexuels se déroulaient uniquement avec sa femme. Il ne pensa jamais à ce fantasme qui se trouvait dans quelques esprits. Pour lui, une femme restait avant tout être complexe et admirable peu à porte sa couleur de peau. Il n’allait pas faire l’amour avec une « noire », mais avec une femme rempli de gentillesse.

 

Le couple rentra au sein d’une petite chambre meublée uniquement par un lit d’une place (celui de deux places avait été vendu après la mort de son mari pour se nourrir et en même temps en but de tourner la page) et par une simple garde de robe. On se sentait vite à l’étroit en ce lieu toujours sombre.

Steve déshabilla sa nouvelle compagne tout en l’embrassa lentement. Il sentait les os féminins entrer dans son corps, ainsi d’une légère douleur. Il ne s’imaginait pas se décoller, car cela aurait été mal interprété. En plus, notre homme ne pouvait pas compter sur les seins pour avoir un recul naturel. La poitrine se résumait plus au moins à deux tétons se situant au-dessus de deux rangées de côtes bien visibles.

Sur ce corps, la seule chose agréable à regarder était le vendre. Sa forme parfaitement aurait fait rager pas mal de femmes. Pas un bourrelet ne le déformait en le rendant désagréable au regard. Cette petite merveille se terminait par une touffe de poils frisée taillée pour l’occasion.

 

Ce nouveau couple s’allongea dans le lit et pratiqua l’une des rares positions autorisées par la morale et au manque de place, c’est-à-dire « L’Andromaque » (l’homme allongé et la femme à cheval dessus). Steve, habitué à une poitrine généreuse, fut un peu déçu. Cependant l’amour lui fit rapidement oublier cet inconvénient, même s’il ne savait pas vraiment où poser ses mains sur ce corps sans forme.

Les deux individus s’endormirent sur le côté et emboîté l’un dans l’autre.

 

3

 

Jérémy, de son côté, n’avait encore jamais eu de rapport sexuel avec une femme. Cela lui le dérangeait énormément, vu que tous ses amis l’avaient déjà fait. Cependant il savait bien, au fond de lui, ce n’était pas l’absence de sexe qui était le plus douloureuse, mais le manque d’amour. Évidemment, il voulait découvrir le plaisir charnel, à condition que les sentiments soient présents. Ce jeune homme possédait un fort romantisme (tout comme son père). Il ne voyait pas les femmes comme des choses dépourvues d’âme.

À chaque fois qu’il tombait amoureux, Jérémy se mettait à rêvasser à une vie auprès de la belle, sans jamais essayer de la concrétiser par manque de confiance. Il se sentait laid, sans intérêt ni d’humour.

Ce manque d’estime de soi venait du père. Steve possédait un fort caractère et avait tendance à rabaisser son fils durant les discussions. Jérémy n’avait pas l’habitude de cela. Avec les années, le jeune adulte acquis une totalement emprise sur sa mère malgré son fort caractère. Son travail d’enseignante l’épuisait et par conséquent, elle ne voulait pas poursuivre ce labeur chez elle. Yvette savait que c’était la solution de facilité, et en aucun cas, son fils ne pourrait se bonifier grâce à cette situation. Bien au contraire, la mère voyait bien que son fils possédait un mauvais caractère. Il n’était pas forcément désagréable à vivre, il devait simplement cacher sa timidité (et peut-être un certain mal-être dû à l’absence de son père). Malheureusement pour les personnes étrangères à la famille, ce trait de caractère semblait être pris pour du mépris.

 

4

 

Le jeune conducteur devait être trop absorbé par la musique, car il ne vit pas l’obstacle sur la route. De la voiture, on apercevait simplement une longue masse colorée. Mais hors du véhicule, cette masse devenait un genre d’oiseaux humain. L’homme, si c’était le cas, portait un costume fait de plumes multicolores, mais sombres, provenant surement de divers oiseaux vivant dans la région. Aucune partie de son corps d’humain n’était à nu. En dessous des bras se trouvait une sorte de membrane rose qui reliait le biceps aux côtes, comme sur les combinaisons servant à sauter en haut d’une montagne. Le visage, toujours en supposant de quelque chose d’humain animé ce drôle d’animal, se cachait derrière un masque blanc symbolisant la tête d’un oiseau au travers d’un long bec crochu partant du même niveau d’un nez, et dont la pointe touchait presque le milieu de la gorge. Deux ovales placés verticalement faisaient office d’yeux sans expression.

La créature agitait ses fausses ailes, comme si elle voulait prendre son envol. Deux choses surprenaient dans cette scène. Évidemment, la première était la scène en elle-même. On ne voyait pas tous les jours une personne avec un tel déguisement et de surcroît, essayant de voler. Concernant la deuxième surprise, ce personnage, là au milieu de la route, semblait avoir des difficultés à faire ses mouvements. Après chaque saut (sûrement pour prendre son envol), l’oiseau ne bougeait plus, comme s’il voulait reprendre son souffle.

 

Jérémy, toujours absorbé par la musique, vit quand même l’obstacle, mais au dernier moment. Pour l’éviter, il donna un violent coup de volant vers sa gauche. La voiture quitta la route, puis commença une série de tonneaux.

Le corps du jeune homme fut balancé en tous sens, se cognant à multi endroits. La totalité des vitres explosa sous le choc, tout en projetant des centaines bouts de verre à l’intérieur de l’habitacle.

La voiture s’immobilisa sur le toit dans une pâture. La bête humaine se mit à courir vers le véhicule, toujours avec ses petits sauts et ses mouvements de bras qui ressemblaient à des battements d’ailes.

Arrivée au niveau des phares arrière, elle ramassa une pierre, puis brisa les lumières. Le silence nocturne fut rompu par un fort cri d’oiseau mal imité.