Archives de la Catégorie : Poèmes

mai 18

Un lac d’Écosse

Partager

Assis au milieu d’un peloton en bois face à un lac sombre entouré de collines couvert d’une forêt touffue. Le ciel se cachait dernière des gros nuages noirs qui assombrissait au maximum la lumière du jour, on se serait dit dans un film en noire et blanc. Une légère brise fessait onduler la surface liquide opaque reflétant dame nature, entre deux brumes flottantes. Sur la rive gauche, un château fort sur volé par une onde de corbeau criarde renforçait la sensation agréablement lugubre.
Mes pensées se perdaient dans des mythes millénaires.

Lien Permanent pour cet article : http://blog.royaumehandi.fr/2012/05/un-lac-decosse/

mai 15

Route vers le début

Partager

Ma vieille voiture trottine paisiblement sur une route déserte
Chaque côté, seuls quelques reliefs cache l’horizon d’un soleil sommeillant
Le soulagement, mes rêves et le bonheur m’accompagnent en ce drôle voyage
Où vais-je ?
Seul le futur possède ce savoir qui se situe à l’opposé de mes pensées
Regard le paysage disparaître dernière moi comme mon passé noir
Mon esprit c’est gangréné par mon ancienne vie rendue superficielle par des volontaires croyant bien faire
Fuir la tempête qui m’a rendu fou de violence et de rage
Fuir cette petite mort gagnante du jour en jour
Fuir pour vivre simplement
Rejoindre le vide, puis tout bâtir de mes mains
La boule orange enflammée me montre la direction de ma nouvelle vie sans les contraintes du moule qui nous fait être de pauvres moutons
À moi le Nouveau Monde

Lien Permanent pour cet article : http://blog.royaumehandi.fr/2012/05/route-vers-le-debut/

mai 10

Cours Charles de Gaulle

Partager

Allée terreuse bordée d’arbres verts joyeux
Entre chaque tronc, on aperçoit de hautes demeures fortement fenêtrées
Quelques bancs de bois séparés par des buissons à baies rouges offrent reposoir aux passants
Le complément à l’homme porte de longues robes blanches
Les décolletés mettent en valeur leur poitrine comprimée
Des chapeaux emplumés couvrent leur chevelure attachée
Elles discutent de sujet léger au chant des oiseaux
Restent à l’ombre pour garder leur blancheur d’hiver
Le soleil forme des traits lumineux au travers des feuillages
Des moineaux mangent des miettes de pain lancées par une vieille dame
Les centaines de papillons ajoutent une légèreté à ce présent
Au loin, un orchestre sur un kiosque diffuse une douce musique

Lien Permanent pour cet article : http://blog.royaumehandi.fr/2012/05/cours-charles-de-gaulle/

fév 21

une relation Imaginaire

Partager

Le couple entra dans une chambre très particulière. En effet, un étrange paysage les enveloppa en une seconde. De hautes montagnes enneigées se dressaient au loin, donnant l’impression qu’elles pouvaient toucher les quelques nuages blancs perdus parmi l’immensité bleue. Le soleil illuminait leurs hauteurs sur lesquelles des cascades se jetaient au sein du vide. À l’opposé, une période nocturne s’était éternellement installée, formant ainsi un rideau sombre, où des millions d’étoiles brillantes accompagnaient la pleine lune tachetée.

Les deux amoureux temporaires marchaient au milieu de grandes herbes dont les pointes chatouillaient leurs genoux. Chaque pas fessait envoler des papillons bleu nuit. Une multitude d’oiseaux exotiques les survolaient en chantant une triste mélodie remplissant le silence.

Aaron se déshabilla puis s’allongea lentement sur une épaisse végétation composée par des fleurs multicolores, elles chargeaient l’aire d’une agréable et douce odeur vanillée. Shila hotta son t-shirt moulant, cela dénuda aussitôt sa magnifique poitrine brunie naturellement. On distinguait à peine les aréoles parfaitement dessinées. Les tétons dévernirent dure grâce aux multiples coups de langue, ainsi à quelques caresses masculines. La jeune femme se redressa afin d’enlever les derniers vêtements la séparant des futures sensations simulées. Plaça le corps étendu sur le sol, entre ses pieds, puis se courba en avant afin que ses fesses rebondies soient bien misse en valeur à la vue du nouveau compagnon sexuel qui s’empressa des prendre en pleines mains. Après deux minutes d’agréables fessées, Aaron vit s’approcher ces deux belles dunes. Un immense bien-être l’envahit. Soudain, la demoiselle chevaucha son étalon, en mettant une rage féroce dans ses mouvements. Ses seins décrivaient des balancements rapides partant du bas puis allant vers le haut. Quelques fois, sa chute de reins entamait une danse lente d’avant en arrière. Aaron croisa son regard. Anormalement, il pouvait sentir une tristesse craintive.

L’homme jouissait sans ressentir la peur habituelle.

Lien Permanent pour cet article : http://blog.royaumehandi.fr/2012/02/une-relation-imaginaire/

jan 20

La dame

Partager

Plongeai au sein d’un monde romanesque
Bercé d’une agréable chaleur au travers d’un feu joyeux
Enchanté lentement par sa musicalité
Pièce bercée par une lueur tamisée rougie par le sol, et guidant mon regard peiné
De grandes bibliothèques faites d’un bois sombre, me prennent en leurs bras littéraires
Multitudes de livres, multitudes de voyages imaginaires
Aperçois à la fenêtre, une dame blanche dansante au-dessus d’un tapis vert, dans la brume, sur un décor forestier abandonné par la verdure
Donne une sensation de légèreté comme un papillon nocturne
Tournoi sur elle-même en faisant mouvoir les feuilles mortes, avec sa longue robe couleur neige, d’un autre siècle
Chevelure blonde ondulant sur l’air hivernal
Œillade bleue remplit d’histoire, me fige par tendresse
Souriant profondément, touchant au plus loin de mon être
Perds la réalité et sors la rejoindre sans aucune pensée
Insensible au froid, juste à son délicieux regard
Beauté éternelle m’envoûtant au-delà de l’infini
Raison s’évadant à jamais, substitué par un étrange amour
Folie ou sagesse, cela est-il raisonnable ? Cet instant me transporte, m’évade, me fait vivre tout simplement
Je t’aime, ces mots sortent librement
Prend sa main, puis partons au loin sans regret

Lien Permanent pour cet article : http://blog.royaumehandi.fr/2012/01/la-dame/

jan 17

La rivière

Partager

En ce froid matin, une fine rivière brumeuse glisse dans une douce verdure encore endormisse
Elle sautille, accélère puis ralentit avec joie et insouciance
Brille au soleil, s’assombrit sous les arbres couverts d’un manteau automnal aux teintes orangées
Quelques insectes bleus jouant parmi les hautes herbes, l’accompagnent sur son chemin
Traverse un petit village fleuri où pêchent trois vieux amis discutant de leur histoire
Borde un château fort voyageant au sein des siècles passés, sans crainte.
Coule lentement accompagnant le temps, sous des petits ponts en briques rouges
Finis son épopée en renforçant sa grande sœur

Lien Permanent pour cet article : http://blog.royaumehandi.fr/2012/01/la-riviere/

jan 16

L’arrêt du temps

Partager

Me trouvant au centre d’une ville sans temps
Tout est stoppé ; les être vivant, les activités et la vie
Cela ressemble à un magasin grandeur nature sans loi ni règle
Juste mes envies, besoins et rêves
Mes journées se ressemblent de plus en plus
La solitude n’est pas une amie désirable
Souhaite la fuir dans mon imagination et mes mondes virtuels
Divague sur les chemins de la folie, toujours seul
Et finis par rejoindre le néant

Lien Permanent pour cet article : http://blog.royaumehandi.fr/2012/01/larret-du-temps/

jan 11

Après la fin du monde

Partager

Dans un hôtel, face à une mer déformée, mon regard se plonge dans l’horizon
Au loin, un magnifique coucher de soleil orangé avec quelques nuages
L’eau se leva et créa un mûr bleu infini
Le ciel et l’océan s’assemblèrent pour former plus qu’un
Une peur terrible, mais courte m’envahis, puis le noir

À présent, mon être voyage au sein d’une bulle, parmi le néant
Elle croisse d’autres semblables qui symbolisent le passé
Une la préhistoire, une l’époque moyenâgeuse, …
Le futur n’existe plus, juste un présent flou

Lien Permanent pour cet article : http://blog.royaumehandi.fr/2012/01/apres-la-fin-du-monde/

déc 23

Plage

Partager

Face à une mer d’une transparence chaude et calme, je regarde l’horizon
Un haut rocher couvert de verdure, flotte proche du rivage
L’astre brûlant dans le néant bleu fait scintiller l’eau calme où dansent de nombreux poissons multicolores
Sous mes pieds nus, un sable brûlant me procure la chair de poule
Des milliers coquillages épousant toutes les formes existantes, jalonne le sol
Quelques palmiers et cocotiers ombragent cette magnifique fournaise
Derrière mois, un mur d’arbres accompagnés par des plantes tropicales, me barre la route.

En longeant les vaguelettes, une cabane en bois à l’abri de la forêt, s’offre à moi
Le sol se couvre de grandes feuilles rousses formant un matelas confortable
Des rondins en bois séché font les murs
Le toit naturel protège de la forte lumière extérieure
M’assois dos à l’entré afin d’admirer cette immensité bleue
La douceur de son chant me transporte au-delà du monde réel
Le vide s’installe en mon esprit
La légèreté domine mes sensations
Suis ailleurs

Lien Permanent pour cet article : http://blog.royaumehandi.fr/2011/12/plage/

août 04

La pièce

Partager

Rien autour de moi, juste une pièce vide
Cette dernière est née au temps des rois
Tout est de bois foncé et sculpté
Je me trouve devant de fenêtres donnant sur parc
La poussière danse les rayons du jour tombant
Dehors, les arbres pleurent leurs feuilles orange
Celles-ci forment un épais duvet humide
Un homme lit un journal sur un vieux banc chauffé par un doux soleil mourant
Deux jeunes femmes courent dans le vent froid de novembre
Tout s’endort lentement pour un long hiver

Seul en face de ce paysage je m’évade
Mon esprit se remplit d’agréables souvenirs
Mes problèmes me semblent loin
Le bonheur m’est plus inconnu et me foudroie
Les oiseaux comblent le silence par leur chant
L’odeur de l’automne me prend dans ces bras et me berce
Comme un nouveau-né qui découvre la vie
Et si j’étais tout simplement né ce jour-là ?

Lien Permanent pour cet article : http://blog.royaumehandi.fr/2011/08/la-piece/

Articles plus anciens «