Vieil asile

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Couloir bleu ciel dégradé par le temps
Les murs sont entre coupés lourdes portes en fer
Chacune comporte une ouverture à hauteur d’yeux
Le sol n’est qu’un amas de petits calages blanc
Les rayons du soleil pénètrent par le plafond de verre
Créant ainsi des rideaux de lueur suspendue dans les airs
Au loin, j’aperçois un puits de lumière

Dernière chaque porte, des chambres identiques
Un lit et une armoire en bois composent le mobilier
L’ensemble de la pièce est d’un blanc moelleux
Une petite fenêtre assure la clarté
La poussière tournoie dans le vide
L’atmosphère est saturée de douleur et d’une douce folie
Les murs sont chargés de hurlements

Je me promène en ce lieu
Fais d’étranges rencontres
Des hommes et des femmes qui ont élu domicile
La Société les a rejetés comme des ordures ou des fous
Suis dans leur monde, leur état et leur maison
Leur plus grande valeur est le rien
Donc me voilà riche

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1 Commentaire

    • Gwenhaelle sur 9 juillet 2011 à 11 h 12 min

    Ton texte et l’aquarelle d’une certaine vérité qui fait peur et dont personne ne veut vraiment parler. Oui je suis sure que les lieux sont charges de la misère psychologique et physique de ses anciens locataires. J’aimerai pas finir dans un tel endroit. C’est pour ça qu’il faut se battre sur les conditions de vie de ces personnes (vielles ou handicapées) ainsi que du respect et du confort psychologique.
    Bisous

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